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Diocèse de Valence

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A l’appel du pape, une « chaîne de fraternité humaine » avec la Syrie

Samedi 7 septembre 2013, tous les « hommesde bonne volonté », croyants ou non, sont invités par le pape François à une journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie et au Moyen-Orient.


   

Pour le P. Muhannad Al Tawil, l’appel du pape à jeûner et prier samedi 7 septembre « pour la paix en Syrie, au Moyen-Orient et dans le monde » revêt une signification toute particulière. Irakien d’origine, ce dominicain, curé de la paroisse chaldéenne à Vaulx-en-Velin (Rhône), est bien décidé à participer à l’une des multiples propositions lancées par le diocèse, comme cette prière prévue dans la nouvelle église Saint-Thomas, à Vaulx-en-Velin, au cours de laquelle le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, bénira les icônes d’Alep (Syrie) choisies pour en orner les murs… « Nous formerons une seule grande famille avec nos frères syriens », veut croire le P. Muhannad.

Alors que les rumeurs d’une intervention militaire se font plus pressantes, le cri du pape François, dimanche 1er septembre, place Saint-Pierre, devrait résonner demain dans bien des paroisses et des communautés. « La guerre appelle la guerre, la violence appelle la violence », a-t-il rappelé aux puissances occidentales, les invitant à promouvoir plutôt et « sans plus d’hésitation, des initiatives claires (…) basées sur le dialogue et la négociation ». Mais c’est aussi l’ensemble des chrétiens, des croyants et des non-croyants que le pape a interpellés, les invitant, par le jeûne et la prière, à former « une chaîne qui unisse toutes les femmes et les hommes de bonne volonté » pour « que le cri de la paix s’élève pour arriver au cœur de tous »… Il a lui-même annoncé qu’il se recueillerait de 19 heures à minuit place Saint-Pierre.

« Jeûner, c’est abandonner une force, une énergie vitale, se dépouiller d’une force personnelle, pour accueillir une force donnée par Dieu »
Le jeûne a, bien sûr, un sens particulier pour les croyants. « Jeûner, c’est abandonner une force, une énergie vitale (la nourriture), se dépouiller d’une force personnelle, pour accueillir une force donnée par Dieu, rappelle la déléguée nationale du mouvement Pax Christi, Catherine Billet. C’est prier avec son corps, incarner la foi et l’espérance, donner de soi, s’engager. »

Il est souvent associé à la pénitence, à la conversion, rappelle le P. Muhannad, qui, comme l’ensemble des chaldéens, commémore chaque année, une dizaine de jours avant le Carême, le « jeûne de Ninive » que le prophète Jonas a prêché aux habitants de cette ville (actuellement en Irak) comme prélude à leur « retour vers Dieu ». « C’est un moyen de faire mémoire qu’en chacun de nous il existe des murs de discorde, de haine que nous avons à faire tomber », appuie le P. Jean-Luc Souveton, prêtre du diocèse de Saint-Étienne et fervent adepte de cette pratique. Aux yeux de cet organisateur des assises chrétiennes du jeûne, chacun est appelé par cet acte très concret « à réveiller son goût pour la paix », à le cultiver « en lui et autour de lui ». « Et dans l’espérance chrétienne, nous croyons que la paix progressera aussi ailleurs », conclut le P. Souveton.






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