Aujourd'hui 17 novembre nous fêtons : Sainte Elisabeth de Thuringe - Elisabeth de (...)

Diocèse de Valence

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Anniversaire d’une conversion !

C’est le 4 décembre 1963 que la Pape Paul VI promulguait la "CONSTITUTION SUR LA SAINTE LITURGIE", premier document du Deuxième Concile du Vatican.
Si des enthousiasmes (parfois délirants) se sont manifestés, bien des résistances sont apparues.


   

En effet, un Concile est une démarche de conversion de l’Eglise toute entière or, une conversion est une démarche onéreuse. Par définition elle est à la fois rupture avec le passé et fidélité à soi-même. Dans une conversion il s’agit moins d’une identité conservée que d’une fidélité retrouvée et nous savons, par expérience personnelle, que cela ne se fait pas spontanément !
Cinquante ans plus tard les débats de ces années là ne se sont pas totalement apaisés, mais les résistances manifestent les enjeux d’une conversion : les conversions réelles sont celles que nous ne choisissons pas mais auxquelles nous consentons !
A quelles conversions cette constitution nous appelle-t-elle encore ?

1. L’œuvre du salut se réalise dans la liturgie
Le chapitre sur la nature de la liturgie s’ouvre par cette citation de Saint Paul :
" Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité,..." (1 Tim 2,4),
Il nous rappelle ainsi que le culte est second par rapport à l’histoire du salut qu’il actualise et que c’est cette volonté de Dieu de sauver tous les hommes qui donne force à la liturgie. N’est-ce pas cela que nous demandons si souvent lorsque en redisant la prière du Seigneur nous disons au Père "Que ta volonté soit faite." ?

N’y a-t-il pas là pour chacun de nous un appel à convertir notre prière et notre façon de concevoir notre participation à l’Eucharistie ?

2. Vivre la fonction sacerdotale du Christ
Le pape Pie XII, dans son encyclique "Médiator Dei" en 1947, disait :
" La sainte Liturgie est donc le culte public que notre Rédempteur rend au Père comme chef de l’Eglise ; c’est aussi le culte rendu par la société des fidèles à son Chef et par lui au Père éternel "
Il mettait ainsi une hiérarchie dans l’exercice de la liturgie qui se traduisait dans le langage populaire par l’expression "assister à la messe".
La constitution de 1963, associe dans le Corps du Christ les membres à la Tête : ils ne font plus qu’un dans la célébration liturgique !
"C’est donc à juste titre que la liturgie est considérée comme l’exercice de la fonction sacerdotale de Jésus Christ, exercice dans lequel la sanctification de l’homme est signifiée par des signes sensibles et réalisée d’une manière propre à chacun d’eux, et dans lequel le culte public intégral est exercé par le Corps mystique de Jésus Christ, c’est-à-dire par le Chef et par ses membres.
Par conséquent, toute célébration liturgique, en tant qu’œuvre du Christ prêtre et de son Corps qui est l’Église, est l’action sacrée par excellence..
." (SC 7)
Ainsi, toute célébration liturgique est l’exercice de la fonction sacerdotale de Jésus Christ à laquelle nous sommes associés par le baptême ainsi que le dit le rituel :
"Il (Dieu le Père) vous marque de l’huile du salut afin que vous demeuriez membres du Christ prêtre, prophète et roi pour la vie éternelle" (RR224)
En célébrant la liturgie il s’agit pour chacun et pour tous ensembles, de vivre la fonction du Christ Prêtre "pour la Gloire de Dieu et le salut du monde" !

Comment vivons-nous cet aspect de notre baptême dans la liturgie ?

3. Pour le salut du monde
La fonction sacerdotale de l’Eglise qui s’exerce de façon visible dans la célébration liturgique, s’exerce pour le salut de tous les hommes. Cela est particulièrement signifié avec la réintroduction dans la liturgie eucharistique de la prière des fidèles (ou prière universelle)
"La "prière commune", ou "prière des fidèles", sera rétablie après l’évangile et l’homélie, surtout les dimanches et fêtes de précepte, afin qu’avec la participation du peuple, on fasse des supplications pour la sainte Église, pour ceux qui détiennent l’autorité publique, pour ceux qui sont accablés par diverses nécessités, et pour tous les hommes et le salut du monde entier."
(SC 53).

Cette préoccupation du salut du monde entier ne pourrait-elle pas renouveler nos prières universelles et leur donner un nouveau souffle ?





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