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Diocèse de Valence

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Avancée de la cause en béatification de Dom Helder Camara

L’archevêque d’Olinda et Recife a demandé à Rome la permission d’ouvrir une enquête en vue de la béatification de l’« évêque des pauvres »


   

La Congrégation des causes des saints a officiellement accusé réception, le 16 février, de la demande de nihil obstat par l’archevêque d’Olinda et Recife (Brésil), Mgr Fernando Saburido, pour l’ouverture du procès en béatification de Dom Helder Camara (1909-1999), figure de la théologie de la libération en Amérique latine, où il a largement contribué à la définition de « l’option préférentielle pour les pauvres ».

« Cette congrégation attend l’avis des différents dicastères en vue de procéder au processus de béatification », a écrit le 16 février le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation des causes des saints, en réponse à une lettre de juin 2014 de l’archevêque de Recife.

« Dom Helder a été, et est, un grand exemple pour les gens qu’il a encouragés à vivre l’Évangile », expliquait alors Mgr Saburido.

« Si le nihil obstat est délivré par le Vatican, le diocèse d’Olinda et Recife sera autorisé à démarrer le processus au niveau diocésain, souligne Mgr Saburido sur le site du diocèse brésilien. Avec l’approbation du Vatican, Don Helder pourra alors être nommé Serviteur de Dieu. »

Une pastorale axée sur le service des pauvres
Né en 1909 à Fortaleza, avant-dernier de 13 enfants d’une institutrice et d’un journaliste, Helder Camara avait été ordonné prêtre en 1931 à Fortaleza. Évêque auxiliaire de Rio de Janeiro en 1952, il participe à la création du Conseil épiscopal latino-américain (Celam) et participe activement au concile Vatican II.

Promu, en 1964, archevêque d’Olinda et Recife, dans une des régions les plus pauvres du Brésil, il décide de quitter le palais épiscopal pour une modeste maison dans un bidonville et défend activement, au sein du Celam, « l’option préférentielle pour les pauvres ».

Mettant en place dans son diocèse une pastorale axée sur le service des pauvres, il crée aussi un séminaire où il souhaite que les futurs prêtres soient aussi bien formés à l’action sociale qu’à la théologie et se rend célèbre dans le monde par de nombreuses conférences.

« Communiste, démagogue et libertin »
Il s’oppose aussi vigoureusement à la dictature militaire au Brésil ce qui lui vaut d’être accusé d’être « communiste, démagogue et libertin » par les militaires. « Quand je donne à manger aux pauvres, ils disent que je suis un saint. Quand je demande pourquoi ils sont pauvres, on dit que je suis communiste », répond-il alors.

En 1979, Jean-Paul II lui rend hommage lors de son voyage au Brésil mais nomme pour lui succéder, en 1985, Mgr José Cardoso Sobrinho qui fait table rase de toute son action pastorale, fermant notamment le séminaire et l’Institut de théologie de Recife.

Dom Helder Camara n’a jamais commenté le démantèlement de son action pastorale et s’est éteint le 27 août 1999 à Recife.

Le 28 juillet 2013, au cours des Journées mondiales de la jeunesse réunies au Brésil, Mgr Saburido, successeur de Mgr Cardoso Sobrinho, avait ouvert la phase diocésaine de l’enquête en béatification de Dom Helder Camara.

L’enquête diocésaine ne pourra toutefois réellement commencer qu’après la notification officielle du nihil obstat romain.

Une fois la phase diocésaine terminée, le dossier sera remis à Rome qui devra se prononcer sur les « vertus héroïques » de Dom Helder Camara qui ne pourra être béatifié qu’après la reconnaissance d’un miracle à son intercession.

Nicolas Senèze
Source : http://www.la-croix.com






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