Aujourd'hui 15 décembre nous fêtons : Sainte Nino - Vénérée en Géorgie (4ème s.)

Diocèse de Valence

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Des nouvelles de la fraternité Lataste

Nous étions quasiment au complet à cette rencontre du mois d’octobre, si tant est que la porte est toujours ouverte et que de nouvelles personnes sont toujours attendues et accueillies… Ce jour-là nous avions la visite de Dominique Rey, déléguée par notre évêque auprès des mouvements de la diaconie dans le diocèse.


   

Ce jour-là aussi, Jean et Isabelle sont arrivés en retard... Ils étaient passés voir Martine avant la rencontre pour l’associer à notre réunion depuis sa chambre de clinique. Nous lui avons laissé le texte de notre Bible Espérance. Elle a dit le méditer au moment même de notre partage.
Après que des premiers contacts aient été pris entre Eric, Solange, Odile et Bernard, nous avons commencé par chanter. Et ce fut avec l’arrivée de Clotaire et Germaine et de Claude et Josette.

Chacun a pu déposer là, entre nous, le cri de son Espérance. Ce fut réellement des cris, bruyants ou silencieux… tous accueillis dans le silence et le respect de chacun.
Cri de la déception des chrétiens : de la difficulté à prier, de la solitude douloureuse.
Cri de la douloureuse joie : « Il n’y a que des malades chez nous, mais tout va bien ! »
Cri de l’injustice : faite à l’un d’entre nous, injustice de la non écoute de sa parole devant la Justice, cri de ne jamais avoir été entendu, ni aimé. Cri assourdissant du désir de vivre en étant reconnu dans la vérité de sa vie difficile. Découragement, désespérance…
Cri presque muet : de ne pas avoir pu connaître sa mère. Les uns évoquent face à l’injustice des hommes, la justice de Dieu. D’autres, l’exigence de ne pas rester seul dans l’épreuve. Se tourner vers l’avenir plutôt que de ne regarder que le passé. Accueillir la miséricorde divine prêchée par le Père Lataste aux femmes pour certaines pourtant criminelles. Accueillir La bonté du Seigneur qui va chercher Zachée, Marie-Madeleine, La Samaritaine. Claude y va de ses images fortes : « Vivre le courant qui nous mène. Il faut aller voir le Rhône. Vous verrez la force du fleuve. Je le connais depuis ma jeunesse. Le courant est puissant, il y a des tourbillons… et des barrages. La force du courant s’y transforme en énergie... » Quelqu’un reprend : « Les barrages…. ce sont nos rencontres mensuelles. Nous y transformons nos tourbillons en énergie... » Tout cela est accueilli et repris ensemble dans la prière : « Seigneur, entre nos mains Tu es le pain »… pain de nos misères, de nos deuils, de nos tourbillons, de nos justes colères, de nos maladies... Nous chantons ensemble : " Entre nos mains Tu es la Vie. Ouvre nos mains pour donner le pain, Ouvre nos mains pour donner la Vie."

Une certaine paix est revenue et nous demandons à Dominique ce que le diocèse attend de nous. Nous comprenons que ce que nous vivons ensemble ici est bon pour les personnes et que nous sommes au cœur de l’Église diocésaine. Il est heureux qu’il existe des lieux comme celui-ci où l’on puisse déposer ses valises et se mettre au service les uns des autres en confiance avec la justice de Dieu, qui n’est pas celle des hommes. Car c’est cela la diaconie. Comme Jésus l’a fait en lavant les pieds de ses disciples, nous entraider pour rompre la solitude par la vie fraternelle. S’approcher ensemble du Christ en vivant de sa Parole.
Dominique nous a nommé les nombreux groupes et mouvements qui sur le diocèse vivent le service du Frère et de Dieu et a ajouté : « Le diocèse se réjouit de ce qui se vit ici ! ».

Puis, nous partageons Bible-espérance. Ce jour-là avec des longs passages du sermon sur l’Eucharistie du Bienheureux Père Lataste. Nous relevons particulièrement ces paroles d’espérance : « -… Seigneur que venez-vous faire dans ce lieu d’expiation et de souffrances, en ce lieu de pauvres et de malheureuses ? - Ce que je suis venu faire ici ? Les instruire, les consoler, les guérir … On souffre ici, c’est mon domaine. Je suis avec ceux qui souffrent, je demeure avec eux dans la tribulation, je les consolerai, je les soutiendrai, je les arracherai à leur peine un jour pour leur donner la récompense et les glorifier ». Nous terminons en reprenant les paroles de l’évangile de Luc (11, 27-28) qui commençaient notre Bible Espérance.
Nous y trouvons une bonne raison d’espérer : à la parole d’une femme qui dit à Jésus « Heureuse est la mère qui t’a porté en elle. » Jésus répond :
« Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »
La parole de Dieu est notre mère. Elle est à la portée de chacun de nous !

Nous terminons notre prière aux intentions de nos familles, des malades, particulièrement de Martine, de tous les mouvements du diocèse.
Nous terminons la rencontre de fraternité par le goûter qui est généreux et succulent.






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