Aujourd'hui 21 octobre nous fêtons : Sainte Céline - Mère de saint Remi de Reims (...)

Diocèse de Valence

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Technique du pictogramme (site internet "A la rencontre du Seigneur")
Jeu des vocations (site A la rencontre du Seigneur)
Déroulement du temps fort
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Dieu appelle et envoie

Le Seigneur appelle l’homme tel qu’il est, là où il est, à répandre la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu. Cet appel est aussi transformant. En répondant à l’appel de Dieu, l’homme répond à sa vocation de fils de Dieu et participe à L’Église, Corps du Christ, trouvant en Jésus Christ la force nécessaire pour braver les obstacles grâce au souffle de l’Esprit Saint donné au baptême et à la confirmation.

Vous trouverez en annexes, dans la colonne de droite, une proposition de déroulement du module en temps fort
Pour le jalon collectif de ce module vous trouverez au service diocésain de catéchèse des planches agrandies et plastifiées des pièces du puzzle.


   

Étape 1

L’appel

L’appel de Dieu ne passe pas uniquement par des mots, il prend du temps pour retentir jusqu’au cœur d’une personne.

Luc 5, 1-11 : la pêche miraculeuse.
La pêche symbolise la mission à laquelle Jésus appelle ses disciples. Deux versets avant notre récit, Jésus précise qu’il doit annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Ici nous voyons qu’il ne souhaite pas le faire seul mais avec ses disciples. Nous percevons à travers tout le texte que Jésus a une très grande autorité.
Les pécheurs lavent leurs filets ; ils ont donc fini leur travail. De plus, ils sont déçus car ils n’ont rien pris. Pourtant, sur la parole de Jésus, ils repartent à la pêche ! Et celle-ci est miraculeusement abondante. Alors Pierre réalise qu’il se trouve devant le Seigneur et c’est ainsi qu’il le nomme. Ce nom est donné à Jésus pour la première fois dans l’évangile. Mais Pierre est rempli d’effroi et reconnaît qu’en homme pécheur, il n’est pas digne de se trouver en présence du Seigneur. C’est pourtant lui qui est envoyé par Jésus pour se faire « pécheur d’homme » c’est-à-dire pour ramener les hommes des eaux profondes symbolisant la mort, vers la lumière c’est-à-dire Dieu et la vie.

Etape 2

Le mûrissement

Jésus a appelé Pierre et Pierre l’a suivi. Dans la Bible, d’autres hommes ont été appelés par Dieu. Chacun, chacune a répondu à sa manière avec plus ou moins de difficulté, et a reçu une mission qui lui a fait porter du fruit

Jeu des vocations du site internet "A la rencontre du Seigneur"

Ce jeu se joue de la même façon que le jeu des sept familles. Le but du jeu est de retrouver les cinq cartes correspondant à chaque personnage. On peut répartir les enfants par groupes de deux, sans dépasser quatre groupes de deux par jeu. Quand une famille est reconstituée, le groupe retrouve l’histoire de la vocation du personnage.

Etape 3

Reconnaître Jésus comme Christ

Jésus demande à ses disciples : « Pour vous qui suis-je ? ». Le Seigneur nous pose aussi cette question aujourd’hui. Nous pouvons ébaucher une réponse en réalisant notre vocation de baptisé appelé à devenir prêtre, prophète et roi.

SAINT PIERRE ET L’ÉCOLE DE LA FOI !

Benoît XVI : Extraits de l’audience du mercredi 24 mai 2006

"Lorsque Jésus demanda aux Douze : "Voulez-vous partir, vous aussi ?", Pierre réagit avec l’élan de son cœur généreux, guidé par l’Esprit Saint. Au nom de tous, il répondit par les paroles immortelles, qui sont aussi les nôtres : "Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint, le Saint de Dieu" (cf. Jn 6, 66-69).

Ici, comme à Césarée, Pierre entame à travers ses paroles la confession de foi christologique de l’Eglise et devient également la voix des autres Apôtres et de nous, croyants de tous les temps. Cela ne veut pas dire qu’il avait déjà compris le mystère du Christ dans toute sa profondeur. Sa foi était encore à ses débuts, une foi en marche ; il ne serait arrivé à la véritable plénitude qu’à travers l’expérience des événements pascals.
Mais il s’agissait cependant déjà de foi, une foi ouverte aux réalités plus grandes — ouverte surtout parce que ce n’était pas une foi en quelque chose, c’était une foi en Quelqu’un : en Lui, le Christ. De même, notre foi est toujours également une foi qui commence et nous devons encore accomplir un long chemin. Mais il est essentiel que ce soit une foi ouverte et que nous nous laissions guider par Jésus, car non seulement Il connaît le Chemin, mais il est le Chemin.

Cependant, la générosité impétueuse de Pierre ne le sauve pas des risques liés à la faiblesse humaine. C’est d’ailleurs ce que nous pouvons reconnaître nous aussi en observant notre propre vie. Pierre a suivi Jésus avec élan, il a surmonté l’épreuve de la foi, en s’abandonnant à Lui. Toutefois, le moment vient où lui aussi cède à la peur et tombe : il trahit le Maître (cf. Mc 14, 66-72).

L’école de la foi n’est pas une marche triomphale, mais un chemin parsemé de souffrances et d’amour, d’épreuves et de fidélité à renouveler chaque jour. Pierre, qui avait promis une fidélité absolue, connaît l’amertume et l’humiliation du reniement : le téméraire apprend l’humilité à ses dépens.

Pierre doit apprendre lui aussi à être faible et à avoir besoin de pardon. Lorsque finalement son masque tombe et qu’il comprend la vérité de son cœur faible de pécheur croyant, il éclate en sanglots de repentir libérateurs. Après ces pleurs, il est désormais prêt pour sa mission.

Un matin de printemps, cette mission lui sera confiée par Jésus ressuscité. La rencontre aura lieu sur les rives du lac de Tibériade. C’est l’évangéliste Jean qui nous rapporte le dialogue qui a lieu en cette circonstance entre Jésus et Pierre. On y remarque un jeu de verbes très significatif. En grec le verbe filéo exprime l’amour d’amitié, tendre mais pas totalisant, alors que le verbe agapáo signifie l’amour sans réserves, total et inconditionnel.
La première fois, Jésus demande à Pierre : "Simon… m’aimes-tu (agapâs-me) avec cet amour total et inconditionnel (Jn 21, 15) ? Avant l’expérience de la trahison l’Apôtre aurait certainement dit : "Je t’aime (agapô-se) de manière inconditionnelle". Maintenant qu’il a connu la tristesse amère de l’infidélité, le drame de sa propre faiblesse, il dit avec humilité : "Seigneur, je t’aime bien (filô-se)", c’est-à-dire "je t’aime de mon pauvre amour humain". Le Christ insiste : "Simon, m’aimes-tu avec cet amour total que je désire ?". Et Pierre répète la réponse de son humble amour humain : "Kyrie, filô-se", "Seigneur, je t’aime bien, comme je sais aimer". La troisième fois, Jésus dit seulement à Simon : "Fileîs-me ?", "tu m’aimes bien ?". Simon comprend que son pauvre amour suffit à Jésus, l’unique dont il est capable, mais il est pourtant attristé que le Seigneur ait dû lui parler ainsi. Il répond donc : "Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime" (filô-se)". On pourrait dire que Jésus s’est adapté à Pierre, plutôt que Pierre à Jésus ! C’est précisément cette adaptation divine qui donne de l’espérance au disciple, qui a connu la souffrance de l’infidélité. C’est de là que naît la confiance qui le rendra capable de suivre le Christ jusqu’à la fin : "Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Puis il lui dit encore : ’Suis-moi’ " (Jn 21, 19).

A partir de ce jour, Pierre a "suivi" le Maître, clairement conscient de sa propre fragilité ; mais cette conscience ne l’a pas découragé. Il savait en effet qu’il pouvait compter sur la présence du Ressuscité à ses côtés. De l’enthousiasme naïf de l’adhésion initiale, en passant à travers l’expérience douloureuse du reniement et des pleurs de la conversion, Pierre est arrivé à mettre sa confiance en ce Jésus qui s’est adapté à sa pauvre capacité d’amour. Et il nous montre ainsi le chemin à nous aussi, malgré toute notre faiblesse. Nous savons que Jésus s’adapte à notre faiblesse. Nous le suivons, avec notre pauvre capacité d’amour et nous savons que Jésus est bon et nous accepte.
Cela a été pour Pierre un long chemin qui a fait de lui un témoin fiable, "pierre" de L’Église, car constamment ouvert à l’action de l’Esprit de Jésus. Pierre lui-même se qualifiera de : "témoin de la passion du Christ, et je communierai à la gloire qui va se révéler" (1 P 5, 1). Lorsqu’il écrira ces paroles, il sera désormais âgé, proche de la fin de sa vie qu’il achèvera par le martyre. Il sera alors en mesure de décrire la joie véritable et d’indiquer où l’on peut la puiser : la source est le Christ, auquel on croit et que l’on aime avec notre foi faible mais sincère, malgré notre fragilité. C’est pourquoi il écrira aux chrétiens de sa communauté, et il nous le dit à nous aussi : "Lui que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore ; et vous tressaillez d’une joie inexprimable qui vous transfigure, car vous allez obtenir votre salut qui est l’aboutissement de votre foi" (1 P 1, 8-9)."

Etape 4

Renouveler sa confiance en Christ

Sur son chemin de foi, Pierre est relevé par Jésus, qui le confirme dans sa mission : « Sois le berger de mes agneaux. » Aujourd’hui encore, Dieu nous interroge : « M’aimes-tu ? »

Etape 5

La mission

A la Pentecôte, Pierre reçoit la force de l’Esprit Saint, l’Esprit d’amour de Dieu, il peut ainsi accomplir la mission qui lui a été confiée par le Christ. Au baptême, nous recevons cet Esprit Saint et nous sommes confirmés dans ce don reçu par le sacrement de confirmation, que L’Église nous donne. Ainsi, comme Pierre et les apôtres, nous sommes remplis de ce souffle qui fortifie notre foi et nous aide dans l’amour de Dieu, le Père, nourris par et dans l’eucharistie pour poursuivre la route avec le Christ. Nous pouvons ainsi mettre nos dons au service de nos frères, au service de Dieu.






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