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Diocèse de Valence

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Méditation du dimanche 21 février à télécharger
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    Dimanche 21 février, 2ème dimanche de carême

    Cette semaine c’est Christianne et Patrick VILLETTE, de Chrétiens Ensemble, qui nous accompagnent dans cette Pause carême.


       

    Méditation

    Sœur Myriam, prieure des Diaconesses de Reuilly, dissertait un jour sur le chapitre 21 de l’Evangile de Jean. Après sa résurrection le Christ se montre à ses disciples qui ont repris leur activité de pécheurs. « Sur la plage, il y a un feu de braise, un feu posé là, du poisson grillé et du pain. C’est le petit déjeuner du Ressuscité, une simple vie à partager. Et Jésus les invite simplement « Venez manger ». Des mots simples, dits et redits mille fois tout autour de la terre, mais qui dits là, entraînent à la fête ». Et sœur Myriam disait la joie qu’elle aurait eu de vivre ce moment-là, de partager ce repas avec le Ressuscité.
    C’est un peu ce que je ressens ce matin, à la lecture de l’Evangile de Luc, chapitre 9 versets 28 à 36, Evangile de la Transfiguration. Comme je comprends Pierre, qui, lorsqu’il aperçoit le Christ transfiguré ainsi que Moïse et Elie à ses côtés, laisse éclater sa joie, son contentement et souhaite monter trois tentes afin de prolonger ce moment. Combien Pierre devient proche de moi dans sa spontanéité, dans son désir de garder avec lui, cette lumière. Ce que je retiens de ce texte aujourd’hui c’est le besoin de Pierre. Le besoin infini de demeurer dans cette clarté et de voir rayonner le visage aimé du Fils de Dieu. Voir son visage non plus de dos, non plus à demi mais de face, comme un ami face à son ami. Parce que la vie de disciples ne devait pas toujours être facile. Suivre le Christ tous les jours, sur des chemins dont ils ne connaissaient pas forcément l’issue. Alors s’asseoir, prendre le temps, monter des tentes et regarder, parler sans mots, mais surtout faire mémoire. Car Pierre le sait bien, au fond de lui, que cet instant ne durera pas, que sortir de l’extraordinaire le fera retourner à l’ordinaire des jours, au retour à la vie quotidienne et aux chemins ardus de l’existence.
    Ce passage de l’Evangile et la réaction de Pierre me font penser aux temps de retraite spirituels qui sont comme le dit Daniel Bourguet « une bénédiction, une occasion privilégiée de se délester du superficiel et du factice pour approcher l’essentiel, à savoir le secret face à face de chacun avec Dieu ».
    Une retraite c’est comme rejoindre le désert, et tendre vers l’ascèse par le jeûne, la prière et le partage. Dans notre société où nous sommes abreuvés quotidiennement de sensationnel, où l’émotionnel prédomine, il est difficile de trouver le désir de se mettre à l’écart, de partir au désert et d’aller à la rencontre de Dieu. Il est difficile de lâcher ce à quoi nous tenons fermement, difficile de se mettre à nu, difficile de se poser devant Lui pour retrouver la prière à la source de notre foi.
    Mais il faut ressortir du désert et ne pas y rester, comme disait Charles de Foucault. Et c’est un peu ce que nous pouvons ressentir, après ce temps de mise à l’écart, au moment de la réelle nécessité de redescendre de la montagne et de retourner dans le monde. On aimerait comme Pierre, planter sa tente et rester là, au contact de la Parole de Dieu, au contact du silence révélateur, au contact du face à face. Mais il nous est demandé de repartir, de retrouver le monde afin de témoigner auprès de nos frères, de cette Lumière qui est venue dans le monde. « On peut considérer une retraite comme un asile où l’on vient chercher refuge, paix, joie, repos de tout l’être. On peut la voir aussi comme un tremplin, où l’on se pose et l’on se recueille afin de mieux s’élancer ensuite »D.Bourguet.
    Faire retraite est comme une métaphore de cet Evangile de la Transfiguration : « aller avec le Christ, le contempler, l’écouter, puis reprendre le chemin de l’ordinaire dont Il transfigure les apparences ». Sr Myriam.
    Amen.


      TEXTES DU JOUR
    • LECTIO 1
      dimanche 21 février 2016 : Livre de la Genèse 15,5-12.17-18.

      En ces jours-là, le Seigneur parlait à Abraham dans une vision. Il le fit sortir et lui dit : « Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu le peux… » Et il déclara : « Telle sera ta descendance ! » Abram eut foi dans le Seigneur et le Seigneur estima qu’il était juste. Puis il dit : « Je suis le Seigneur, qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée pour te donner ce pays en héritage. » Abram répondit : « Seigneur mon Dieu, comment vais-je savoir que je l’ai en héritage ? » Le Seigneur lui dit : « Prends-moi une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, une tourterelle et une jeune colombe. » Abram prit tous ces animaux, les partagea en deux, et plaça chaque moitié en face de l’autre ; mais il ne partagea pas les oiseaux. Comme les rapaces descendaient sur les cadavres, Abram les chassa. Au coucher du soleil, un sommeil mystérieux tomba sur Abram, une sombre et profonde frayeur tomba sur lui. Après le coucher du soleil, il y eut des ténèbres épaisses. Alors un brasier fumant et une torche enflammée passèrent entre les morceaux d’animaux. Ce jour-là, le Seigneur conclut une alliance avec Abram en ces termes : « À ta descendance je donne le pays que voici, depuis le Torrent d’Égypte jusqu’au Grand Fleuve, l’Euphrate, soit le pays des Qénites, des Qenizzites, des Qadmonites, des Hittites, des Perizzites, des Refaïtes, des Amorites, des Cananéens, des Guirgashites et des Jébuséens. »

      PSALMUS
      dimanche 21 février 2016 : Psaume 27(26),1.7-8.9abcd.13-14.

      Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ? Écoute, Seigneur, je t'appelle ! Pitié ! Réponds-moi ! Mon cœur m'a redit ta parole : « Cherchez ma face. » C'est ta face, Seigneur, que je cherche : ne me cache pas ta face. N'écarte pas ton serviteur avec colère : tu restes mon secours. Ne me laisse pas, ne m'abandonne pas, Dieu, mon salut ! J'en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »

      LECTIO 2
      dimanche 21 février 2016 : Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 3,17-21.4,1.

      Frères, ensemble imitez-moi, et regardez bien ceux qui se conduisent selon l’exemple que nous vous donnons. Car je vous l’ai souvent dit, et maintenant je le redis en pleurant : beaucoup de gens se conduisent en ennemis de la croix du Christ. Ils vont à leur perte. Leur dieu, c’est leur ventre, et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ; ils ne pensent qu’aux choses de la terre. Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux, d’où nous attendons comme sauveur le Seigneur Jésus Christ, lui qui transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux, avec la puissance active qui le rend même capable de tout mettre sous son pouvoir. Ainsi, mes frères bien-aimés pour qui j’ai tant d’affection, vous, ma joie et ma couronne, tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés.

      EVANGELIUM
      dimanche 21 février 2016 : Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,28b-36.

      Environ huit jours après avoir prononcé ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il gravit la montagne pour prier. Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre, et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante. Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Élie, apparus dans la gloire. Ils parlaient de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem. Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ; mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus, et les deux hommes à ses côtés. Ces derniers s’éloignaient de lui, quand Pierre dit à Jésus : « Maître, il est bon que nous soyons ici ! Faisons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il ne savait pas ce qu’il disait. Pierre n’avait pas fini de parler, qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ; ils furent saisis de frayeur lorsqu’ils y pénétrèrent. Et, de la nuée, une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! » Et pendant que la voix se faisait entendre, il n’y avait plus que Jésus, seul. Les disciples gardèrent le silence et, en ces jours-là, ils ne rapportèrentà personne rien de ce qu’ils avaient vu.





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