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Diocèse de Valence

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Dimanche 5 mars 2017

Cette semaine c’est le père Bernard JOBERT, curé de la paroisse Sainte-Jalle-sur-Rhône, qui nous accompagne.



Saint Virgile Moine de Lérins
évêque d’Arles (✝ v. 610)

   

Vidéo

Comme tous les dimanche voici la 1ére vidéo en lien avec notre thème "témoigner ensemble", dans le cadre des 500 ans de la Réforme Protestante.
Elle nous est présentée par Anne-Noëlle Clément et nous emmène à Beaumont-les-Valence.

Commentaire

Méditation du dimanche 5 mars :

Bon dimanche à tous ! Notre premier dimanche de Carême est chaque année une méditation sur les tentations de Jésus au désert. Et cette année, pour le préparer, la première lecture nous narre l’histoire du premier péché, dans le langage un peu frustre et tellement profond de la Genèse (Gn 2,7-9.3,1-7a). Mais peut-être la vraie difficulté vers laquelle nous nous tournons est dans la deuxième lecture, Romains 5,12-19 : « Frères, nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et que par le péché est venue la mort. ». Et plus loin, cette même logique un peu difficile à comprendre et à admettre : « À cause d’un seul homme, par la faute d’un seul, la mort a établi son règne, combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul, régneront-ils dans la vie, ceux qui reçoivent en abondance le don de la grâce qui les rend justes. Bref, de même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie. »

Le monde d’aujourd’hui est souvent comme un adolescent qui rouspète et qui dit non pour que le père ou la mère redise oui. Alors face à ce texte certains réagissent en disant : ce n’est pas juste, pourquoi ce Dieu nous ferait porter la faute d’un Adam que nous n’avons jamais connu, ou bien la faute de nos prédécesseurs ? ». Et bien, ce n’est pas dans ce sens que Paul parle. Paul commence par un constat, ce constat redit autrement par le proverbe : « quand les parents boivent, les enfants trinquent ». Dieu nous a faits solidaires, je ne viens pas de nulle part, je porte les séquelles de traumatismes de mes ancêtres peut-être, ou bien de ce monde qui est beau mais qui a été pollué par les péchés depuis les origines et jusqu’à moi, et à partir de moi-même aussi. Mais bien plus, Paul fait cette expérience tellement profonde, belle et lumineuse, Jésus nous libère de tout ça ! Alors oui, Dieu nous a faits solidaires. Solidaires pour notre bien, même si la faute a pu nous blesser, solidaires pour le salut. C’est Jésus qui nous redonne le bien, et qui nous donne de le donner aux autres.

Aujourd’hui, prions spécialement pour les catéchumènes qui seront baptisés à Pâques : ils vivent cet après-midi l’appel décisif, à 15h à la Cathédrale. C’est beau cette solidarité avec ceux qui découvrent ce mode tout nouveau de la grâce. C’est beau d’être ravivés par la foi des commençants ou des recommençants. Recommençons le carême en accueillant la grâce de Jésus qui veut notre victoire !

P.Bernard JOBERT

Première lecture

Lecture du livre de la Genèse 2, 7-9 ; 3, 1-7a

Le Seigneur Dieu modela l’homme
avec la poussière tirée du sol ;
il insuffla dans ses narines le souffle de vie,
et l’homme devint un être vivant.
Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient,
et y plaça l’homme qu’il avait modelé.
Le Seigneur Dieu fit pousser du sol
toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ;
il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin,
et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
Or le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs
que le Seigneur Dieu avait faits.
Il dit à la femme :
« Alors, Dieu vous a vraiment dit :
‘Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin’ ? »
La femme répondit au serpent :
« Nous mangeons les fruits des arbres du jardin.
Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin,
Dieu a dit :
‘Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas,
sinon vous mourrez.’ »
Le serpent dit à la femme :
« Pas du tout ! Vous ne mourrez pas !
Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez,
vos yeux s’ouvriront,
et vous serez comme des dieux,
connaissant le bien et le mal. »
La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux,
qu’il était agréable à regarder
et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence.
Elle prit de son fruit, et en mangea.
Elle en donna aussi à son mari,
et il en mangea.
Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent
et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus.

Psaume

Psaume 50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17

R/ Pitié, Seigneur,
car nous avons péché !

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.

Deuxième lecture

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 5, 12-19

Frères,
nous savons que par un seul homme,
le péché est entré dans le monde,
et que par le péché est venue la mort ;
et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,
étant donné que tous ont péché.

Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde,
mais le péché ne peut être imputé à personne
tant qu’il n’y a pas de loi.
Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse,
la mort a établi son règne,
même sur ceux qui n’avaient pas péché
par une transgression semblable à celle d’Adam.
Or, Adam préfigure celui qui devait venir.
Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute.
En effet, si la mort a frappé la multitude
par la faute d’un seul,
combien plus la grâce de Dieu
s’est-elle répandue en abondance sur la multitude,
cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.

Le don de Dieu et les conséquences du péché d’un seul
n’ont pas la même mesure non plus :
d’une part, en effet, pour la faute d’un seul,
le jugement a conduit à la condamnation ;
d’autre part, pour une multitude de fautes,
le don gratuit de Dieu conduit à la justification.
Si, en effet, à cause d’un seul homme,
par la faute d’un seul,
la mort a établi son règne,
combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,
régneront-ils dans la vie,
ceux qui reçoivent en abondance
le don de la grâce qui les rend justes.

Bref, de même que la faute commise par un seul
a conduit tous les hommes à la condamnation,
de même l’accomplissement de la justice par un seul
a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.
En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain
la multitude a été rendue pécheresse,
de même par l’obéissance d’un seul
la multitude sera-t-elle rendue juste.

Évangile

Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.
L’homme ne vit pas seulement de pain,
mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 4,1-11

En ce temps-là,
Jésus fut conduit au désert par l’Esprit
pour être tenté par le diable.
Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits,
il eut faim.
Le tentateur s’approcha et lui dit :
« Si tu es Fils de Dieu,
ordonne que ces pierres deviennent des pains. »
Mais Jésus répondit :
« Il est écrit :
L’homme ne vit pas seulement de pain,
mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »

Alors le diable l’emmène à la Ville sainte,
le place au sommet du Temple
et lui dit :
« Si tu es Fils de Dieu,
jette-toi en bas ;
car il est écrit :
Il donnera pour toi des ordres à ses anges,
et : Ils te porteront sur leurs mains,
de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
Jésus lui déclara :
« Il est encore écrit :
Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »

Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne
et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire.
Il lui dit :
« Tout cela, je te le donnerai,
si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »
Alors, Jésus lui dit :
« Arrière, Satan !
car il est écrit :
C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras,
à lui seul tu rendras un culte. »

Alors le diable le quitte.
Et voici que des anges s’approchèrent,
et ils le servaient


- Lecture du livre de la Genèse 2, 7-9 ; 3, 1-7a
- Psaume 50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17
- Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 5, 12-19
- Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 4,1-11





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