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Diocèse de Valence

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    Dimanche 6 mars, 4ème dimanche de carême

    Cette semaine c’est Pierre BOURDREL, diacre, médecin à la retraite, qui nous accompagnent dans cette Pause carême.


       

    Méditation

    Luc 15, 1-3 . 11-32
    La parabole de l’enfant prodigue … mais aussi appelé : « le fils perdu et le fils fidèle »
    Cette parabole si connue de l’enfant prodigue fait partie des 3 paraboles de la miséricorde, dans l’Evangile de Luc, avec la parabole de la brebis perdue, la parabole de la drachme perdue, puis la parabole du fils perdu.
    Et cela nous concerne tout particulièrement en cette année, année de la miséricorde voulue par notre pape François. Miséricorde, ne nous méprenons pas sur le sens de ce mot : nous le comprenons souvent comme pardonner, faire miséricorde. Sens restreint puisque le mot miséricorde est bien plus ouvert que cela : en hébreu, il signifie ce qui vient du cœur profond. En latin, le mot miséricorde vient de misereor : « je suis sensible à la vie de l’autre », cor-cordis : « cette proximité vient du cœur, du plus profond de nous-mêmes ».
    Alors, cet Evangile, si bien représenté par le tableau de Rembrandt, est multe fois commenté mais pour ma part je voudrais en tirer 3 attitudes simples qui peuvent être alternativement les nôtres et nous guider dans notre vie spirituelle :
    -  Tout d’abord, l’attitude du père, attitude de miséricorde, attitude pleine de cœur envers chacun de ses 2 fils… et cette attitude nous invite nous aussi à aimer, du plus profond de notre cœur, sans jugement, avec bonté et tendresse, en posant un regard à priori positif et bienveillant sur ceux qui nous entourent … et cette attitude nous rendra heureux.
    Je me souviens, qu’un de nos enfants, avait dans sa chambre le tableau d’un semeur avec, en-dessous, cette phrase : « qui sème la gentillesse récolte la tendresse ». He bien cette phrase si simple, est aussi pour nous. Osons la bienveillance !

    -  Ensuite l’attitude de l’enfant perdu qui revient vers son Père : « Père, j’ai péché contre toi… », attitude d’humilité et de repentance face à nos manques. Et cela nous rapproche de la prière du cœur des orthodoxes : « Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur ». Le Père nous aime avec tendresse et ne désire que nous ouvrir ses bras, mais bien souvent notre orgueil, notre amour-propre, nous empêchent de le reconnaître. Alors essayons de faire nôtre cette prière du cœur … et nous pourrons faire l’expérience de cette étonnante proximité de Dieu. … Ainsi nous pourrions le soir, avant de nous endormir, faire nôtre cette prière du cœur.

    -  Et enfin, l’attitude du fils ainé, attitude qui nous parle beaucoup à nous qui faisons tant pour l’Eglise, en ayant parfois l’impression de ne pas être payés en retour : « quoi, Seigneur, regarde tout ce que je fais pour toi … et toi tu restes si loin de moi ! ». Et le Père nous répond : « toi, mon fils, tu es toujours avec moi »…. Ce que nous pouvons aussi comprendre comme : « Toi, mon fils, je suis toujours avec toi…et tout ce qui est à moi est à toi ». Quel réconfort ! Alors, quand nous sommes dans le doute, quand nous flanchons un peu, quand nous avons l’impression que Dieu est loin de nous, rappelons-nous ces paroles qui sont les paroles mêmes du Christ, ses toutes dernières paroles, paroles qu’il nous redit sans cesse : « Moi, je suis avec toi tous les jours ».


      TEXTES DU JOUR
    • LECTIO 1
      dimanche 6 mars 2016 : Livre de Josué 5,9a.10-12.

      Et le Seigneur dit à Josué : « Aujourd’hui, j’ai enlevé de vous le déshonneur de l’Égypte. » Et l’on appela ce lieu du nom de Guilgal jusqu’à ce jour. Les fils d’Israël campèrent à Guilgal et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois, vers le soir, dans la plaine de Jéricho. Le lendemain de la Pâque, en ce jour même, ils mangèrent les produits de cette terre : des pains sans levain et des épis grillés. À partir de ce jour, la manne cessa de tomber, puisqu’ils mangeaient des produits de la terre. Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël, qui mangèrent cette année-là ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan.

      PSALMUS
      dimanche 6 mars 2016 : Psaume 34(33),2-3.4-5.6-7.

      Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m'entendent et soient en fête ! Magnifiez avec moi le Seigneur, exaltons tous ensemble son nom. Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre. Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage. Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses.

      LECTIO 2
      dimanche 6 mars 2016 : Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,17-21.

      Frères, si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né. Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation. Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu.

      EVANGELIUM
      dimanche 6 mars 2016 : Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 15,1-3.11-32.

      En ce temps-là,  les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »





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