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Diocèse de Valence

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La méditation du jeudi 10 mars à télécharger
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    Jeudi 10 mars

    Cette semaine c’est Soeur Brice d’Amour et Soeur Marie Bernard, de la Compagnie des soeurs de Ste Ursule de Valence, qui nous accompagnent dans cette Pause carême.


       

    Méditation

    Les lectures de ce jour nous invitent à regarder de plus près ce qui oriente notre quête de Dieu : le Dieu que nous cherchons est-il un Dieu qui rassure, comme celui que se fabrique le peuple d’Israël au désert : un Dieu à notre mesure, qui assouvit notre besoin de voir pour croire ? C’est la première lecture. Le Dieu que nous cherchons est-il un Dieu qui doit correspondre à nos attentes, à nos traditions, à nos schémas, comme celui des juifs auxquels Jésus s’adresse dans l’évangile ?
    A l’écoute de Jésus lui-même, nous pouvons entendre combien, pour lui, c’est toute sa vie, toute sa personne qui est orientée vers le Père. N’est-ce pas en le regardant Lui que nous entendons l’invitation à orienter, nous aussi, toute notre vie vers le Père, comme l’aiguille de la boussole qui ne cesse de chercher le nord à chaque mouvement ?
    C’est cette quête permanente qui, selon les mots de Jésus, « rend témoignage » au fond de notre cœur. Elle témoigne d’un amour que nous ressentons au plus profond de nous, sans toujours savoir le nommer. « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en toi », disait St Augustin.
    Notre vocation première est à l’amour. Elle est inscrite au cœur de tout homme. Et cet amour, dont nous sommes si petitement capables, témoigne d’un Amour plus grand, celui du Père qui veut nous communiquer sa propre vie. Je suis créé, aimé, pardonné, par un Dieu dont la puissance n’est que miséricorde. C’est en toutes choses que je suis appelé à le chercher et le trouver, que je suis appelé à « aller à lui pour avoir la vie » comme nous y invite Jésus dans l’évangile d’aujourd’hui. C’est cette présence qui murmure au fond de mon cœur qui me fait me lever, me remettre en route, chercher sans me lasser comment témoigner de cet amour inouï.

    Béni sois-tu, Seigneur, d’avoir mis en nous le désir de te chercher. Accorde-nous de garder les yeux fixés sur ton Fils Jésus : aide-nous à découvrir en lui qui tu es et comment tu nous aimes ; aide-nous aussi à découvrir en lui qui nous sommes et à quoi tu nous appelles chaque aujourd’hui.


      TEXTES DU JOUR
    • LECTIO 1
      jeudi 10 mars 2016 : Livre de l’Exode 32,7-14.

      Le Seigneur parla à Moïse : « Va, descends, car ton peuple s’est corrompu, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte. Ils n’auront pas mis longtemps à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre ! Ils se sont fait un veau en métal fondu et se sont prosternés devant lui. Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : “Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.” » Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide. Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les exterminer ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. » Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par ta grande force et ta main puissante ? Pourquoi donner aux Égyptiens l’occasion de dire : “C’est par méchanceté qu’il les a fait sortir ; il voulait les tuer dans les montagnes et les exterminer à la surface de la terre” ? Reviens de l’ardeur de ta colère, renonce au mal que tu veux faire à ton peuple. Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Israël, à qui tu as juré par toi-même : “Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel ; je donnerai, comme je l’ai dit, tout ce pays à vos descendants, et il sera pour toujours leur héritage.” » Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.

      PSALMUS
      jeudi 10 mars 2016 : Psaume 106(105),4ab.6.19-20.21-22.23.

      Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple ; toi qui le sauves, visite-moi : Avec nos pères, nous avons péché, nous avons failli et renié. À l'Horeb ils fabriquent un veau, ils adorent un objet en métal : ils échangeaient ce qui était leur gloire pour l'image d'un taureau, d'un ruminant. Ils oublient le Dieu qui les sauve, qui a fait des prodiges en Égypte, des miracles au pays de Cham, des actions terrifiantes sur la mer Rouge. Dieu a décidé de les détruire. C'est alors que Moïse, son élu, surgit sur la brèche, devant lui, pour empêcher que sa fureur les extermine.

      LECTIO 2
      jeudi 10 mars 2016 :

      EVANGELIUM
      jeudi 10 mars 2016 : Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5,31-47.

      En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai ; c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai. Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière. Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé. Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face, et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé. Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! La gloire, je ne la reçois pas des hommes ; d’ailleurs je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu. Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous le recevrez ! Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ? Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit. Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ? »





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