Aujourd'hui 30 novembre nous fêtons : Saint André - Apôtre et martyr (✝ 62)

Diocèse de Valence

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Jeudi 30 mars

Cette semaine, Anne Burtz, responsable de la catéchèse, nous accompagne dans la Pause Carême



Bienheureux Amédée IX
Duc de Savoie (✝ 1472)

   

Commentaire

Depuis le début de cette semaine, les Écritures nous disent que nous sommes la joie de Dieu. Mais Dieu n’est pas dupe, il nous connaît bien. Les trois textes de ce matin nous montrent l’image d’un Dieu un peu énervé. En effet, la première lecture tirée du livre de l’Exode et le psaume racontent le moment où le peuple d’Israël s’est tourné vers les idoles. Ils se prosternent devant un taureau en métal froid et inerte, un ruminant ! Un ruminant : celui qui ressasse le passé. Ils ont donné tout ce qui fait vivre, tout ce que leur avait donné le Seigneur pour un peu de puissance, une illusion de pouvoir. Heureusement la fidélité de Dieu est indéfectible.

Dans le texte de Jean, le Christ interpelle vertement ses interlocuteurs. Jésus leur reproche de scruter les Écritures et non de les écouter. Il les accuse de les scruter afin d’y trouver ce dont ils ont envie. Il leur reproche de ne pas se laisser métamorphoser par la Parole.
Se laisser guider par quelqu’un dont on n’entend pas la voix, dont on ne voit pas le visage, ce n’est pas très facile. En fait, ça revient à oser sauter en parachute. Or, Jésus dit que ne pas se laisser faire par sa Parole revient à ne pas croire en Lui. Jésus continue en disant qu’il n’est pas possible de rendre témoignage à soi-même. On ne peut pas prétendre aimer Dieu si l’on reste guidé par la recherche de ses propres intérêts.
Jésus était un guérisseur connu à son époque. Et bien, la bonne nouvelle, c’est que ses dons « d’ostéopathe contre les nuques raides » sont toujours efficaces, il suffit de se laisser faire par sa Parole.

Quand le péché m’aveugle, alors, je ne crois plus en toi.
Si ma gloire personnelle prend toute la place, alors je ne peux plus prétendre t’aimer.
Seigneur, apprends-moi à entendre ta Parole et non à la scruter, car je sais que toi tu crois en moi.

Anne Burtz

Lecture

« Renonce au mal que tu veux faire à ton peuple »

Lecture du livre de l’Exode 32, 7-14

En ces jours-là,
le Seigneur parla à Moïse :
« Va, descends,
car ton peuple s’est corrompu,
lui que tu as fait monter du pays d’Égypte.
Ils n’auront pas mis longtemps
à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre !
Ils se sont fait un veau en métal fondu
et se sont prosternés devant lui.
Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant :
“Israël, voici tes dieux,
qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.” »

Le Seigneur dit encore à Moïse :
« Je vois que ce peuple
est un peuple à la nuque raide.
Maintenant, laisse-moi faire ;
ma colère va s’enflammer contre eux
et je vais les exterminer !
Mais, de toi, je ferai une grande nation. »

Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu
en disant :
« Pourquoi, Seigneur, ta colère
s’enflammerait-elle contre ton peuple,
que tu as fait sortir du pays d’Égypte
par ta grande force et ta main puissante ?
Pourquoi donner aux Égyptiens l’occasion de dire :
“C’est par méchanceté qu’il les a fait sortir ;
il voulait les tuer dans les montagnes
et les exterminer à la surface de la terre” ?
Reviens de l’ardeur de ta colère,
renonce au mal que tu veux faire à ton peuple.
Souviens-toi de tes serviteurs,
Abraham, Isaac et Israël,
à qui tu as juré par toi-même :
“Je multiplierai votre descendance
comme les étoiles du ciel ;
je donnerai, comme je l’ai dit,
tout ce pays à vos descendants,
et il sera pour toujours leur héritage.” »

Le Seigneur renonça au mal
qu’il avait voulu faire à son peuple.

Psaume

Ps 105, 4ab.6, 19-20, 21-22, 23

R/ Souviens-toi de nous, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple.

Souviens-toi de moi, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple.
Avec nos pères, nous avons péché,
nous avons failli et renié.

À l’Horeb ils fabriquent un veau,
ils adorent un objet en métal :
ils échangeaient ce qui était leur gloire
pour l’image d’un taureau, d’un ruminant.

Ils oublient le Dieu qui les sauve,
qui a fait des prodiges en Égypte,
des miracles au pays de Cham,
des actions terrifiantes sur la mer Rouge.

Dieu a décidé de les détruire.
C’est alors que Moïse, son élu,
surgit sur la brèche, devant lui,
pour empêcher que sa fureur les extermine.

Évangile

« Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance »

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5, 31-47

En ce temps-là,
Jésus disait aux Juifs :
« Si c’est moi qui me rends témoignage,
mon témoignage n’est pas vrai ;
c’est un autre qui me rend témoignage,
et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai.
Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste,
et il a rendu témoignage à la vérité.
Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage,
mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés.
Jean était la lampe qui brûle et qui brille,
et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière.
Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean :
ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ;
les œuvres mêmes que je fais
témoignent que le Père m’a envoyé.
Et le Père qui m’a envoyé,
lui, m’a rendu témoignage.
Vous n’avez jamais entendu sa voix,
vous n’avez jamais vu sa face,
et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous,
puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé.
Vous scrutez les Écritures
parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ;
or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage,
et vous ne voulez pas venir à moi
pour avoir la vie !
La gloire, je ne la reçois pas des hommes ;
d’ailleurs je vous connais :
vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu.
Moi, je suis venu au nom de mon Père,
et vous ne me recevez pas ;
qu’un autre vienne en son propre nom,
celui-là, vous le recevrez !
Comment pourriez-vous croire,
vous qui recevez votre gloire les uns des autres,
et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ?
Ne pensez pas que c’est moi
qui vous accuserai devant le Père.
Votre accusateur, c’est Moïse,
en qui vous avez mis votre espérance.
Si vous croyiez Moïse,
vous me croiriez aussi,
car c’est à mon sujet qu’il a écrit.
Mais si vous ne croyez pas ses écrits,
comment croirez-vous mes paroles ? »


- Lecture du livre de l’Exode 32, 7-14
- Ps 105, 4ab.6, 19-20, 21-22, 23
- Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5, 31-47





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