Aujourd'hui 16 novembre nous fêtons : Sainte Marguerite d’Ecosse - Reine d’Ecosse (✝ (...)

Diocèse de Valence

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Jeudi 6 avril

Cette semaine c’est Marie-Noëlle Garrigou, orthodoxe, iconographe et mosaïste en Art Sacré, (atelier Mosaiciel), qui nous accompagne dans la Pause Carême.



Saint Célestin Ier
Pape (43 ème) de 422 à 432 (✝ 432)

   

Commentaire

Homélie de la Sainte Croix
de Père Nicolas Garrigou, prêtre orthodoxe, (Chapelle Notre-Dame de la Dormition à Saint-Jean-en-Royans)

Icône de Novgorod - 12e siècle

1ère partie
« […] Nous sommes invités à regarder… comment nous acceptons… au fil des jours…
de partager « le destin de Jésus ».
Le seigneur ne nous demande pas de porter sa croix
car il n’y a… qu’un seul Golgotha …
celui du Fils de Dieu fait homme,
celui où Jésus est mort par les hommes… et pour les hommes.
Mais il demande… que chacun prenne « sa croix »…
et que chacun l’assume comme « Lui-même… l’a assumée »…
« aimer » jusqu’à « l’extrême de l’amour ».
Mais au cours de notre vie… la croix demeure toujours « imprévisible »
elle ne se précise que « peu à peu »…
et parfois même « change de visage ».
Il y a... la « croix du corps » lorsqu’il devient… lourd à porter,
Il y la « croix du cœur » lorsqu’on est blessé ou brisé par le « manque d’amour »,
Il y la « croix de la solitude » que toute personne apprend
à assumer « un jour ou l’autre »,
Il y la « croix de la vie commune »… qui nous invite
à nous « dépasser »… un peu plus chaque jour.
Nous avons l’habitude de prendre très au sérieux les paroles du Seigneur
adressées « à ceux… et celles qui veulent Le suivre »,
et nous sommes souvent dans l’admiration en constatant
avec quelle « spontanéité »… avec quelle « générosité »,
certains chrétiens… et chrétiennes de tout âge « accueillent leur croix »,
dans la « Lumière du Seigneur »,
dans les « épreuves de santé »…
dans les « épreuves familiales… ou communautaires ».
Malheureusement… nous avons de la peine à reconnaître « notre croix »…
« notre croix à nous »,
celle qui nous « sanctifie » dans les choses qui nous atteignent
et que nous refusons bien souvent de porter.
Ainsi quand nous vivons
« une incompréhension… une injustice… ou une ingratitude »
nous ne voyons pas toujours comment il faut la vivre…
« à la manière du Seigneur ».
Et la plupart du temps nous sommes portés à ne pas accepter et à dire :
« Ça … je n’en veux pas ! »
C’est alors que la tentation est grande…
de « refuser de suivre le Christ » sur le chemin
du « pardon »… de la « vérité »… et de la « miséricorde ».
Quand nous vivons ainsi des impasses…
avec « ceux ou celles qui nous entourent »,
à cause…. de leur « caractère »… ou de « leur habitude de vie »,
que ce soit en « famille » ou en « communauté »,
quand ces situations nous font « souffrir »… et semblent « sans remède »,
il n’est pas facile d’y voir là… une occasion de nous
« configurer au Christ souffrant », et de mettre « nos pas… dans les siens ».
Comme il est difficile, alors… comme le Seigneur nous demande
de continuer à « aimer jusqu’à l’extrême »
de continuer à porter « les choses ou les personnes »
pour « la gloire de Dieu et le salut du monde »
en mettant de « l’amour »… partout où « il manque »,
en apportant « l’espérance au nom de Jésus et de son Évangile »,
en donnant « sa vie »… pour que « pour qu’elle se transfigure ! »
Comme il est encore plus difficile de « deviner ou de comprendre la croix »
dans les situations « injustifiées… ou injustifiables » !
Mais justement… la croix de Jésus était « injustifiable » !
Et Jésus a su aimer malgré tout… au milieu de « toute cette haine »,
En faisant jusqu’au bout la « volonté du Père » ;
Il a su mourir pour les hommes au moment où « les hommes le faisaient mourir ».
Et c’est bien aussi le sens de toutes nos croix : dire « oui » au Père
pour une nouvelle « victoire de l’Amour ».
Cependant il est bon de se rappeler que nos croix
« ne sont jamais au-delà de nos forces ».
Le Seigneur nous donne toujours « les grâces nécessaires pour les porter ».
Et s’il nous invite… à « prendre notre croix »,
c’est qu’elle est « ajustée à chacun de nous »… faite « pour nous »
pour nous permettre de faire le passage « de cette vie… à la vie éternelle ».

Marie-Noëlle Garrigou

Lecture

« Tu deviendras le père d’une multitude de nations »

Lecture du livre de la Genèse 17, 3-9

En ces jours-là,
Abram tomba face contre terre
et Dieu lui parla ainsi :
« Moi, voici l’alliance que je fais avec toi :
tu deviendras le père d’une multitude de nations.
Tu ne seras plus appelé du nom d’Abram,
ton nom sera Abraham,
car je fais de toi le père d’une multitude de nations.
Je te ferai porter des fruits à l’infini,
de toi je ferai des nations,
et des rois sortiront de toi.
J’établirai mon alliance entre moi et toi,
et après toi avec ta descendance,
de génération en génération ;
ce sera une alliance éternelle ;
ainsi je serai ton Dieu
et le Dieu de ta descendance après toi.
À toi et à ta descendance après toi
je donnerai le pays où tu résides,
tout le pays de Canaan en propriété perpétuelle,
et je serai leur Dieu. »
Dieu dit à Abraham :
« Toi, tu observeras mon alliance,
toi et ta descendance après toi,
de génération en génération. »

Psaume Ps 104, 4-5, 6-7, 8-9

R/ Le Seigneur s’est toujours souvenu de son alliance.

Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face ;
souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça.

Vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis.
Le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l’univers.

Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.

Évangile

« Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour »

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8, 51-59

En ce temps-là,
Jésus disait aux Juifs :
« Amen, amen, je vous le dis :
si quelqu’un garde ma parole,
jamais il ne verra la mort. »
Les Juifs lui dirent :
« Maintenant nous savons bien que tu as un démon.
Abraham est mort, les prophètes aussi,
et toi, tu dis :
“Si quelqu’un garde ma parole,
il ne connaîtra jamais la mort.”
Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ?
Il est mort, et les prophètes aussi sont morts.
Pour qui te prends-tu ? »
Jésus répondit :
« Si je me glorifie moi-même,
ma gloire n’est rien ;
c’est mon Père qui me glorifie,
lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”,
alors que vous ne le connaissez pas.
Moi, je le connais
et, si je dis que je ne le connais pas,
je serai comme vous, un menteur.
Mais je le connais,
et sa parole, je la garde.
Abraham votre père a exulté,
sachant qu’il verrait mon Jour.
il l’a vu, et il s’est réjoui. »
Les Juifs lui dirent alors :
« Toi qui n’as pas encore cinquante ans,
tu as vu Abraham ! »
Jésus leur répondit :
« Amen, amen, je vous le dis :
avant qu’Abraham fût,
moi, JE SUIS. »
Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter.
Mais Jésus, en se cachant,
sortit du Temple.


- Lecture du livre de la Genèse 17, 3-9
- Ps 104, 4-5, 6-7, 8-9
- Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8, 51-59





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