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L’ACAT donne la parole aux réfugiés

L’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) publie « Je n’avais plus le choix, il fallait fuir » aux éditions des Petits Matins. Cet essai interpelle les lecteurs sur les droits et les conditions de vie des réfugiés. Le point sur son action auprès des demandeurs d’asile.


   

« Je n’avais plus le choix, il fallait fuir » rassemble les témoignages de vingt réfugiés : ils racontent les persécutions de leur pays d’origine, la route pour atteindre l’Europe, et la survie en France pendant la demande d’asile. Florence Boreil, responsable « Programmes Asile et Lieux d’enfermement » à l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT)-France a coordonné la conception de cet ouvrage.

Le changement de regard : une première étape pour améliorer le système

Le livre s’adresse à un public large pour « se défaire des idées reçues sur les réfugiés » et alerter sur « les conditions d’accueil et sur le système de protection des personnes ».

« Tout n’a pas été écrit car il est difficile de revenir sur le détail des persécutions et des actes de torture, précise Florence Boreil. Les réfugiés viennent de Guinée, du Cameroun, de Bangladesh, de Syrie... Ils ont fuit leur pays pour des raisons politiques, religieuses, d’orientation sexuelle, de mariage forcé ou d’esclavage. Ces récits aident à poser un état des lieux sur la situation. Ils sont corroborés par les chercheurs de l’ACAT. »

Le service juridique de l’ACAT est présent auprès des réfugiés pour : leur expliquer la procédure, écrire leur histoire, les préparer à la raconter, exercer les recours en cas de rejet de la demande, faire venir leur famille une fois la protection obtenue.

Un allègement des procédures à la préfecture pour les demandeurs d’asile

Depuis quatre ans, la refonte des textes pour un régime d’asile européen commun (RAEC) est en projet. Le Parlement a approuvé ces règles le 12 juin 2013 : le nouveau système entrera en vigueur à partir du second semestre 2015.

La procédure de demande d’asile peut durer parfois jusqu’à trois ans. « C’est très humiliant de savoir que vous dites vrai, que vous ne mentez pas, mais de n’être pas crue ». Les réfugiés, souvent fragilisés psychologiquement et physiquement, ne parlant pas la langue, ont des difficultés à comprendre les démarches administratives compliqués et longues qui les attendent. Et ils n’ont pas toujours d’adresse fixe et ne peuvent travailler.

La durée de traitement d’un dossier devrait être limité à six mois. « Nous constatons que les gens sont de moins en moins aidés. En cas de rejet de sa demande par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), le réfugié ne reçoit aucune aide pour le recours », s’inquiète Florence Boreil.

La nouvelle procédure devrait imposer la présence d’un tiers lors de la demande d’asile. Peut-être qu’elle imposera aussi un enregistrement des entretiens.

Fin du transfert de demandeurs d’asile vers les pays non respectueux de leurs conditions

Les règlements Dublin et Eurodac devraient s’appliquer six mois après leur entrée en vigueur, début 2014. Le principe est de désigner un seul pays responsable de la demande d’asile du réfugié qui sera systématiquement renvoyé vers celui-ci. Une prise d’empreinte faisant foi. Pour éviter cette situation, un réfugié de Guinée raconte : « Des Africains m’ont conseillé de me brûler l’extrémité des doigts ». La refonte de la loi devrait mettre fin aux transferts de demandeurs d’asile vers les États membres qui ne parviennent pas à leur garantir des conditions de vie décentes.

Source : http://www.eglise.catholique.fr






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