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Diocèse de Valence

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L’épiscopat européen mène une réflexion juridique sur les libertés en Europe
   

Ces 4 et 5 mars, Bratislava a accueilli la deuxième rencontre européenne des conseillers juridiques avec la participation de 18 épiscopats nationaux. Organisé par le CCEE (Conseil des Conférences Episcopales d’Europe), le rendez-vous de la capitale slovaque entend mettre en lumière le thème de la liberté, déclinée sous deux aspects : la liberté d’expression et le droit à l’objection de conscience. Les pays représentés sont : la Belgique, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la France, l’Allemagne, l’Angleterre, le Pays de Galles, l’Italie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République Tchèque, l’Écosse, la Slovaquie, la Slovénie, l’Espagne, l’Ukraine et la Hongrie.

La réflexion juridique des chrétiens dans le domaine des droits de l’homme
« La liberté est un droit mais également une responsabilité » signale le CCEE dans une note introductive aux travaux et « les chrétiens doivent apporter une contribution spécifique à la réflexion juridique, en particulier dans les débats en cours sur les droits de l’homme mais aussi le témoignage de leur engagement à la recherche du bien commun en Europe ».

Ne pas se conformer à la matrice culturelle qui s’est formée en Europe
« La liberté de conscience et la liberté d’expression sont indispensables pour l’action de l’Église catholique et en même temps, elles devraient appartenir au patrimoine de notre civilisation » a dit Mgr Zvolensky, le président de la Conférence épiscopale slovaque. « Nous ne pouvons pas nous conformer à la matrice culturelle qui s’est formée ces dernières décennies et qui a porté à un affaiblissement de l’influence de l’Évangile pour des millions de citoyens européens », a poursuivit l’évêque.

« Le changement de culture s’est accompagné non seulement d’un agnosticisme omniprésent mais également de l’apparition de diverses nouvelles idéologies, qui font partie du cadre universitaire et du monde de la politique et entrent dans le style de vie des citoyens européens ». Parmi les « conséquences de ce développement, il y a nos préoccupations légitimes en ce qui concerne la possible perte de liberté dans tout le Vieux Continent ».

Dans la sphère publique, a affirmé l’évêque de Bratislava, « il devient presque toujours plus impossible d’agir selon la foi et dans le respect de l’anthropologie chrétienne. Pour ce motif, il est nécessaire de discuter de la nature et du rôle de la conscience humaine ». « Les Églises des différents pays du monde sont en train de chercher des moyens pour sauver le principe de l’objection de conscience dans différents secteurs, comme par exemple le droit au travail, à la santé et les prestations de services ».

Un consultant juridique au service de l’évêque
La présentation du thème à l’ordre du jour a été confiée à Mgr Duarte de Cuha, secrétaire général de la Ccee qui a affirmé que « sont aujourd’hui nombreuses en Europe les questions pour lesquelles la contribution professionnelle d’un consultant juridique au service de l’évêque » est devenue toujours plus nécessaire, « non seulement pour l’aider à comprendre avec précision les différents aspects du débat, a-t-il dit, mais aussi pour le soutenir dans la maturation d’un jugement clair, raisonnable et en accord avec la doctrine de l’Église ». S’en est suivie la première session sur « L’objection de conscience : une introduction au thème » de la part de Marek Smid, recteur de l’Université slovaque de Trnava.

Réflexion sur les défis de l’Église d’aujourd’hui dans les discours au Pape François
Dans la matinée du 5 mars s’est déroulée la seconde session de la rencontre entre les conseillers juridiques des conférences épiscopales d’Europe sur l’objection de conscience dans le cadre médical. Dans l’après-midi, pour la troisième session, les participants se sont rendus à Vienne pour visiter l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne et rencontrer la mission permanente du Saint-Siège auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (Osce). La quatrième session se tiendra ce vendredi 6 mars et portera sur la défense et les limites du droit à la liberté d’expression. Enfin, pour la dernière session, Mgr Paul Gallagher, secrétaire pour les Relations avec les Etats au sein de la secrétairerie d’Etat du Saint-Siège proposera une réflexion sur les défis de l’Église d’aujourd’hui, en s’appuyant sur les discours du Pape François au Parlement européen et au Conseil de l’Europe, le 25 novembre dernier.

Source : http://fr.radiovaticana.va






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