Aujourd'hui 23 septembre nous fêtons : Saint Maurice - et ses compagnons de la légion (...)

Diocèse de Valence

Facebook
    Vous aimez cet article?
    Partagez le.


    Vous aimez ce site, dites le sur Facebook !
La Musique Liturgique, un chemin vers Dieu

Jean Luc Couvreur vient de recevoir une lettre de mission comme responsable de la commission diocésaine de musique liturgique et du chœur diocésain. Église de Valence a choisi d’aller à sa rencontre et lui a posé quelques questions.


   

• EDV : Qu’apportent le chant et la musique dans nos célébrations
liturgiques ?
- JLC :Marcel LEGAUT disait « Ce n’est pas la liturgie qui crée la communauté mais c’est la communauté, qui, par sa vitalité, crée la liturgie… Il y a interaction entre les deux ». Le chant fait partie intégrante de la liturgie et aide à faire grandir sa foi. Il est une aide à la prière. Il est prière. A travers le chant, l’Eglise prend corps. Avec le chant, on fait unité, nous devenons peuple. Parce que chanter c’est d’abord écouter l’autre. Par la musique on redécouvre la liturgie.
• EDV : Quels défis sont à relever aujourd’hui dans nos manières de
célébrer ?
- JLC :il me semble qu’aujourd’hui il y a trois grands défis à relever :
le choix des chants, la place du silence et la recherche d’unité dans la diversité de nos paroisses.
En effet, un chant est parfois choisi car il plait ou parce qu’il fait partie d’une spiritualité à laquelle l’animateur est sensible ; d’autres fois, en fonction de l’assemblée : jeunes, moins jeunes, malades, communautés spécifiques, etc…
Or la liturgie nous invite à nous décentrer de nous-mêmes : c’est le mystère pascal que l’on célèbre dans chaque Eucharistie. Le choix du chant doit être fait en fonction du rite à célébrer, du temps liturgique, de la méditation des textes du jour, et des paroles du chant, en prenant en compte la diversité de l’assemblée. Un chant d’Avent est différent d’un chant de Carême, un chant d’entrée est là pour rassembler, le dernier chant de la célébration doit marquer l’envoi en réponse à
« Allez dans la paix du Christ ».
Transférer à la messe un chant que l’on a trouvé très beau dans une veillée de prière, c’est " un peu comme si on jouait au foot en maillot de bain ! C’est toujours faire du sport ".
Les mélodies souvent indifférenciées, même si elles paraissent faciles à apprendre et à retenir, ne servent ni le texte ni la parole de Dieu. Le chant pensé et mis en musique pour une communauté s’adapte quelquefois mal aux contraintes d’une mise en œuvre en paroisse ; Il n’est pas forcément mauvais, mais il n’entre pas en cohérence avec ce que la liturgie célèbre.
Le silence fait aussi partie de la musique. Nous avons besoin de ce retour sur nous-mêmes pour laisser résonner en nous la parole de Dieu pour prendre conscience de ce mystère. « Le silence liturgique est une résonance multiple habitée de tous les sons et de tous les gestes de la prière commune ».
Un chef de chœur célèbre, Joseph SAMSON, dit à ce propos : « si le chant n’a pas la valeur du silence qu’il interrompt, qu’on me rende le silence ».
C’est un véritable défi de rechercher l’unité dans une célébration et de réunir les personnes dans leur grande diversité : jeunes, moins jeunes, nouveaux croyants ou avancés dans la foi.
C’est la raison pour laquelle la formation des chantres animateurs est une nécessité ; le chantre est un passeur ; par la formation, il acquiert cette capacité, qui va au-delà de la bonne volonté.






                Hébergement: C.E.F | Suivre la vie du site RSS 2.0 | SPIP