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Diocèse de Valence

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Le pape François appelle à une « mobilisation mondiale » contre l’esclavage

Le message du pape pour la journée mondiale de la paix 2015, rendu public mercredi 10 décembre par le Saint-Siège, est consacré au phénomène de l’esclavage.
Pour lutter contre cette « culture de l’asservissement », le pape met, entre autres, chacun devant ses responsabilités dans ses propres achats.
S’en prenant aussi aux législations nationales sur le travail, il appelle à une mobilisation mondiale, saluant l’exemple discret des congrégations religieuses.


   

Alors qu’approchent la fête de Noël et la fièvre des achats qui l’accompagne, le pape François pointe la « responsabilité sociale du consommateur » dans son message pour la journée mondiale de la paix 2015, le 1er janvier, que le Saint-Siège a communiqué mercredi 10 décembre. Titré « Non plus esclaves, mais frères », ce texte est plus largement consacré au « fléau de l’exploitation de la personne humaine » qu’est l’esclavage. Sur six pages, dans un langage très accessible, le pape en rappelle la douloureuse actualité avec l’indifférente complicité de chacun.

- Des millions de personnes sont privés de liberté
« Aujourd’hui encore des millions de personnes – enfants, hommes et femmes de tout âge – sont privées de liberté et contraintes à vivre dans des conditions assimilables à celles de l’esclavage », souligne-t-il, énumérant les travailleurs asservis, les conditions de vie des migrants ou encore la prostitution contrainte, l’enrôlement forcé de soldats et des « formes masquées d’adoption internationales ». Une récente évaluation de la fondation australienne Walk Free recense à près de 36 millions le nombre de personnes touchées par les formes modernes d’esclavage.

- Au cœur des préoccupations du pontificat
Autant de manifestations d’une « culture de l’asservissement » que le pape François a placée au cœur des préoccupations de son pontificat. Depuis un premier symposium sur le trafic d’êtres humains en novembre 2013, d’autres journées d’études ont été organisées au Saint-Siège sur cette question par l’entremise du chancelier des académies pontificales, Mgr Sanchez Sorondo, compatriote proche du pape. Le sujet mobilise aussi désormais le dialogue interreligieux, à l’exemple de l’engagement pour abolir l’esclavage contemporain d’ici à 2020 signé le 2 décembre dernier au Vatican par divers dirigeants religieux, dont le pape François.

- La responsabilité de chacun
Pour mettre fin à ce « crime de lèse-humanité », le pape mise d’abord sur la responsabilité de chacun. Y compris celle des consommateurs individuels, passage le plus original du message publié hier. « Chaque personne devrait avoir conscience qu’” acheter est non seulement un acte économique mais toujours aussi un acte moral” », écrit le pape, citant un extrait de l’encyclique de son prédécesseur Caritas in Veritate. « Quand nous devons choisir d’acheter des produits qui peuvent, en toute vraisemblance, avoir été fabriqués par l’exploitation d’autres personnes », le pape en appelle à la « responsabilité sociale du consommateur ».

Celle-ci est indissociable en amont de « la responsabilité sociale de l’entreprise », également mise en exergue : « Les entreprises, en effet, ont le devoir de garantir à leurs employés des conditions de travail dignes et des salaires convenables, mais aussi de veiller à ce que des formes d’asservissement ou de trafic de personnes humaines n’aient pas lieu dans les chaînes de distribution. »






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