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Diocèse de Valence

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Méditation du lundi 14 mars à télécharger
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    Lundi 14 mars

    La Pause Carême d’aujourd’hui nous est proposée par Christelle Bert membre de l’équipe mission du Diocèse de Valence en charge de l’année de la Misericorde et Guillaume Tessier Vicaire général du diocèse


       

    Méditation

    En cette dernière semaine de Carême, nous allons suivre le discours de Jésus au temple de Jérusalem dans l’évangile de Jean Chapitre 8. Dans Jean, Jésus monte plusieurs fois à Jérusalem et ses visites au temple sont toujours mouvementées. Mais aujourd’hui, que nous dit Jésus du haut de ce temple ?
    Oui, aujourd’hui regardons, regardons Jésus pour la fête des tentes au temple de Jérusalem. C’est le moment du rite de la lumière, de grands candélabres sont allumés devant le parvis des femmes (le plus extérieur) et illuminent la ville. C’est le soir, la lumière est douce et Jésus est assis près de la salle du Trésor. Beaucoup de gens sont là car c’est la fête à Jérusalem mais les plus fervents, ceux qui viennent même la nuit sont les pharisiens. Ils écoutent Jésus avec curiosité, certains sont septiques d’autres moins ... Que va-t-il dire cette fois-ci ?
    « Moi, je suis la lumière du monde.
    Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres,
    il aura la lumière de la vie. »
    Jésus Lumière : Dans cette douce clarté des candélabres, Jésus nous indique qu’il est lumière du monde et qu’il éclaire notre chemin. Comme le peuple Juif marchant derrière la nuée de feu pour échapper aux égyptiens, comme Moïse devant le buisson ardent, nous sommes devant Jésus lumière. Jésus le Christ, nous offre sa lumière et nous permet de traverser nos ténèbres. Sa lumière est bien plus que protectrice, elle nous amène la vie, la vie en abondance ; elle est simple, elle se donne sans restriction aucune ...

    Pourtant nous n’avons qu’un homme face à nous, un homme assis devant la salle du Trésor. Comment le croire ? Comment le suivre ? Cette question de qui est ce Jésus est une question qui taraude l’évangile de St Jean, qui nous taraude, qui est-il ? Comment peut-il dire cela de lui-même ?
    « Oui, moi, je me rends témoignage à moi-même,
    et pourtant mon témoignage est vrai,
    car je sais d’où je suis venu,
    et où je vais ; [...]
    parce que je ne suis pas seul :
    j’ai avec moi le Père, qui m’a envoyé. »
    Jésus Témoin : Comme toujours, Jésus répond simplement, il ne nous perd pas dans des explications complexes. Il nous dit qu’il peut dire cela car il n’est pas seul. Il peut être lui-même lumière car il laisse toute sa place à son Père, Il transparaît à travers lui. C’est simple, sa relation avec le Père est tellement profonde, tellement ajustée qu’elle témoigne pour lui de la présence de son Père en lui. Il suffit de savoir, de vouloir, regarder cet homme assis devant la salle du Trésor.
    Mais si le Père est avec lui, il peut peut-être nous faire un signe ? Nous aider à voir ... ?
    « Moi, je suis à moi-même mon propre témoin,
    et le Père, qui m’a envoyé, témoigne aussi pour moi. [...]
    Vous ne connaissez ni moi ni mon Père ;
    si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. »
    Jésus porte du Père : Aucun autre signe ne nous sera donné ... Pas devant cette salle du Trésor. Croyons-nous que Jésus est, qu’il est ... comme le Père ? Sommes-nous capables de voir à travers le Fils le Trésor que le Père nous promet ? Osons-nous passer par cette porte qu’est le corps du Christ pour découvrir tout l’amour du Père ... pour se noyer dans la lumière miséricordieuse que tous les deux, le Père et le Fils nous offre ?
    Cette dernière semaine de Carême nous pousse devant le Fils et nous demande de nous positionner : Qui est Jésus pour moi ? Comment accueillir la lumière du monde en moi ?
    Ne suffit-il pas pour cela d’ouvrir les yeux et de regarder Jésus lumière du monde ?


      TEXTES DU JOUR
    • LECTIO 1
      lundi 14 mars 2016 : Livre de Daniel 13,1-9.15-17.19-30.33-62.

      Il y avait un habitant de Babylone qui se nommait Joakim. Il avait épousé une femme nommée Suzanne, fille d’Helkias. Elle était très belle et craignait le Seigneur. Ses parents étaient des justes, et ils avaient élevé leur fille selon la loi de Moïse. Joakim était très riche, et il possédait un jardin auprès de sa maison ; les Juifs affluaient chez lui, car il était le plus illustre d’entre eux. Deux anciens avaient été désignés dans le peuple pour être juges cette année-là ; ils étaient de ceux dont le Seigneur a dit : « Le crime est venu de Babylone par des anciens, par des juges qui prétendaient guider le peuple. » Ils fréquentaient la maison de Joakim, et tous ceux qui avaient des procès venaient les trouver. Lorsque le peuple s’était retiré, vers midi, Suzanne entrait dans le jardin de son mari, et s’y promenait. Les deux anciens la voyaient chaque jour entrer et se promener, et ils se mirent à la désirer : ils pervertirent leur pensée, ils détournèrent leurs yeux pour ne plus regarder vers le ciel et ne plus se rappeler ses justes décrets. Ils guettaient le jour favorable, lorsque Suzanne entra, comme la veille et l’avant-veille, accompagnée seulement de deux jeunes filles ; il faisait très chaud, et elle eut envie de prendre un bain dans le jardin. Il n’y avait personne, en dehors des deux anciens qui s’étaient cachés et qui l’épiaient. Suzanne dit aux jeunes filles : « Apportez-moi de quoi me parfumer et me laver, puis fermez les portes du jardin, pour que je puisse prendre mon bain. » Dès que les jeunes filles furent sorties, les deux anciens surgirent, coururent vers Suzanne et lui dirent : « Les portes du jardin sont fermées, on ne nous voit pas ; nous te désirons, sois consentante et viens avec nous. Autrement nous porterons contre toi ce témoignage : il y avait un jeune homme avec toi, et c’est pour cela que tu as renvoyé les jeunes filles. » Suzanne dit en gémissant : « De tous côtés, je suis prise au piège : si je vous cède, c’est la mort pour moi ; et si je refuse de céder, je n’échapperai pas à vos mains. Mieux vaut pour moi tomber entre vos mains sans vous céder, plutôt que de pécher aux yeux du Seigneur. » Alors Suzanne poussa un grand cri, et les deux anciens se mirent à crier contre elle. L’un d’eux courut ouvrir les portes du jardin. Les gens de la maison, entendant crier dans le jardin, se précipitèrent par la porte de service pour voir ce qui arrivait à Suzanne. Quand les anciens eurent raconté leur histoire, les serviteurs furent remplis de honte, car jamais on n’avait dit pareille chose de Suzanne. Le lendemain, le peuple se rassembla chez Joakim son mari. Les deux anciens arrivèrent, remplis de pensées criminelles contre Suzanne, et décidés à la faire mourir. Ils dirent devant le peuple : « Envoyez chercher Suzanne, fille d’Helkias, épouse de Joakim. » On l’envoya chercher. Elle se présenta avec ses parents, ses enfants et tous ses proches. Tous les siens pleuraient, ainsi que tous ceux qui la voyaient. Les deux anciens se levèrent au milieu du peuple, et posèrent les mains sur sa tête. Tout en pleurs, elle leva les yeux vers le ciel, car son cœur était plein de confiance dans le Seigneur. Les anciens déclarèrent : « Comme nous nous promenions seuls dans le jardin, cette femme y est entrée avec deux servantes. Elle a fermé les portes et renvoyé les servantes. Alors un jeune homme qui était caché est venu vers elle, et a couché avec elle. Nous étions dans un coin du jardin, nous avons vu le crime, et nous avons couru vers eux. Nous les avons vus s’unir, mais nous n’avons pas pu nous emparer du jeune homme, car il était plus fort que nous : il a ouvert la porte et il s’est échappé. Mais elle, nous l’avons saisie, et nous lui avons demandé qui était ce jeune homme ; elle n’a pas voulu nous le dire. De tout cela, nous sommes témoins. » L’assemblée les crut, car c’étaient des anciens du peuple et des juges, et Suzanne fut condamnée à mort. Alors elle cria d’une voix forte : « Dieu éternel, toi qui pénètres les secrets, toi qui connais toutes choses avant qu’elles n’arrivent, tu sais qu’ils ont porté contre moi un faux témoignage. Voici que je vais mourir, sans avoir rien fait de tout ce que leur méchanceté a imaginé contre moi. » Le Seigneur entendit sa voix. Comme on la conduisait à la mort, Dieu éveilla l’esprit de sainteté chez un tout jeune garçon nommé Daniel, qui se mit à crier d’une voix forte : « Je suis innocent de la mort de cette femme ! » Tout le peuple se tourna vers lui et on lui demanda : « Que signifie cette parole que tu as prononcée ? » Alors, debout au milieu du peuple, il leur dit : « Fils d’Israël, vous êtes donc fous ? Sans interrogatoire, sans recherche de la vérité, vous avez condamné une fille d’Israël. Revenez au tribunal, car ces gens-là ont porté contre elle un faux témoignage. » Tout le peuple revint donc en hâte, et le collège des anciens dit à Daniel : « Viens siéger au milieu de nous et donne-nous des explications, car Dieu a déjà fait de toi un ancien. » Et Daniel leur dit : « Séparez-les bien l’un de l’autre, je vais les interroger. » Quand on les eut séparés, Daniel appela le premier et lui dit : « Toi qui as vieilli dans le mal, tu portes maintenant le poids des péchés que tu as commis autrefois en jugeant injustement : tu condamnais les innocents et tu acquittais les coupables, alors que le Seigneur a dit : “Tu ne feras pas mourir l’innocent et le juste.” Eh bien ! si réellement tu as vu cette femme, dis-nous sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre ? » Il répondit : « Sous un sycomore. » Daniel dit : « Voilà justement un mensonge qui te condamne : l’Ange de Dieu a reçu un ordre de Dieu, et il va te mettre à mort. » Daniel le renvoya, fit amener l’autre et lui dit : « Tu es de la race de Canaan et non de Juda ! La beauté t’a dévoyé et le désir a perverti ton cœur. C’est ainsi que vous traitiez les filles d’Israël, et, par crainte, elles se donnaient à vous. Mais une fille de Juda n’a pu consentir à votre crime. Dis-moi donc sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre ? » Il répondit : « Sous un châtaignier. » Daniel lui dit : « Toi aussi, voilà justement un mensonge qui te condamne : l’Ange de Dieu attend, l’épée à la main, pour te châtier, et vous faire exterminer. » Alors toute l’assemblée poussa une grande clameur et bénit Dieu qui sauve ceux qui espèrent en lui. Puis elle se retourna contre les deux anciens que Daniel avait convaincus de faux témoignage par leur propre bouche. Conformément à la loi de Moïse, on leur fit subir la peine que leur méchanceté avait imaginée contre leur prochain : on les mit à mort. Et ce jour-là, une vie innocente fut épargnée.

      PSALMUS
      lundi 14 mars 2016 : Psaume 23(22),1-2ab.2c-3.4.5.6.

      Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l'honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante. Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jours de ma vie ; j'habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

      LECTIO 2
      lundi 14 mars 2016 :

      EVANGELIUM
      lundi 14 mars 2016 : Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,12-20.

      En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. » Les pharisiens lui dirent alors : « Tu te rends témoignage à toi-même, ce n’est donc pas un vrai témoignage. » Jésus leur répondit : « Oui, moi, je me rends témoignage à moi-même, et pourtant mon témoignage est vrai, car je sais d’où je suis venu, et où je vais ; mais vous, vous ne savez ni d’où je viens, ni où je vais. Vous, vous jugez de façon purement humaine. Moi, je ne juge personne. Et, s’il m’arrive de juger, mon jugement est vrai parce que je ne suis pas seul : j’ai avec moi le Père, qui m’a envoyé. Or, il est écrit dans votre Loi que, s’il y a deux témoins, c’est un vrai témoignage. Moi, je suis à moi-même mon propre témoin, et le Père, qui m’a envoyé, témoigne aussi pour moi. » Les pharisiens lui disaient : « Où est-il, ton père ? » Jésus répondit : « Vous ne connaissez ni moi ni mon Père ; si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. » Il prononça ces paroles alors qu’il enseignait dans le Temple, à la salle du Trésor. Et personne ne l’arrêta, parce que son heure n’était pas encore venue.





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