Aujourd'hui 20 octobre nous fêtons : Sainte Adeline - Abbesse à Mortain (✝ 1125)

Diocèse de Valence

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Lundi 27 mars

Cette semaine, Anne Burtz, responsable de la catéchèse, nous accompagne dans la Pause Carême



Saint Rupert de Salzbourg
évêque (✝ 718)

   

Commentaire

« Soyez plutôt dans la joie, exultez sans fin pour ce que je crée. Car je vais recréer Jérusalem, pour qu’elle soit exaltation, et que son peuple devienne joie. »

Ce texte d’Isaïe se situe après le retour d’exil. Après avoir rêvé pendant des générations du pays de leurs ancêtres, les hébreux se trouvent confrontés à des difficultés économiques, culturelles et religieuses auxquelles ils n’étaient pas préparés. Des étrangers se sont installés dans le pays : celui-ci est-il encore la Terre Sainte ? Or Isaïe nous annonce que Dieu va recréer une nouvelle terre il va la recréer pour que son peuple devienne joie et lui Dieu, il trouvera sa joie dans son peuple. Parler d’une vie après la mort procure une consolation mais ce n’est ce dont nous parle Isaïe car, dans cette nouvelle Jérusalem, on naîtra et on mourra. Il s’agit donc de notre vie ici sur terre. Isaïe nous annonce qu’on ne se souviendra plus du passé, ce passé ne reviendra plus à l’esprit : et le devoir de mémoire alors ? Ce que nous dit Isaïe c’est que le potentiel destructeur du passé sera anéanti, le deuil du passé sera fait. Oubliée la nostalgie du passé qui nous pousse à vivre ce qui n’est plus. Sommes-nous capables de dépasser nos peurs nos angoisses pour oublier le passé et nous tourner vers l’avenir ?

Seigneur, aide-nous à extirper de notre cœur toutes nos frustrations, toutes nos nostalgies qui nous conduisent vers la tentation du repli sur soi.
Aide-nous à nous tourner vers l’avenir, à exulter chaque jour pour ce monde que tu crées.
Seigneur, aide-nous à être et à renoncer à la rage de faire.
Aide-nous à être et à quitter notre monde virtuel.

Anne Burtz

Lecture

« On n’y entendra plus de pleurs ni de cris »

Au livre du prophète Isaïe 65, 17-21

Ainsi parle le Seigneur :
Oui, voici : je vais créer
un ciel nouveau et une terre nouvelle,
on ne se souviendra plus du passé,
il ne reviendra plus à l’esprit.
Soyez plutôt dans la joie, exultez sans fin
pour ce que je crée.
Car je vais recréer Jérusalem,
pour qu’elle soit exultation,
et que son peuple devienne joie.
J’exulterai en Jérusalem,
je trouverai ma joie dans mon peuple.
On n’y entendra plus de pleurs ni de cris.
Là, plus de nourrisson emporté en quelques jours,
ni d’homme qui ne parvienne au bout de sa vieillesse ;
le plus jeune mourra centenaire,
ne pas atteindre cent ans sera malédiction.
On bâtira des maisons, on y habitera ;
on plantera des vignes, on mangera leurs fruits.

Psaume

Ps 29 , 2a.3-4, 5-6, 9.12a.13cd

R/ Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé. (29, 2a)

Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé.
Quand j’ai crié vers toi, Seigneur.
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme
et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie ;
avec le soir, viennent les larmes,
mais au matin, les cris de joie.

Et j’ai crié vers toi, Seigneur,
j’ai supplié mon Dieu.
Tu as changé mon deuil en une danse.
Que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !

Évangile

« Va, ton fils est vivant »

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 4, 43-54

En ce temps-là,
après avoir passé deux jours chez les Samaritains,
Jésus partit de là pour la Galilée.
– Lui-même avait témoigné
qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays.
Il arriva donc en Galilée ;
les Galiléens lui firent bon accueil,
car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait
à Jérusalem pendant la fête de la Pâque,
puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête.
Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée,
où il avait changé l’eau en vin.
Or, il y avait un fonctionnaire royal,
dont le fils était malade à Capharnaüm.
Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée,
il alla le trouver ;
il lui demandait de descendre à Capharnaüm
pour guérir son fils qui était mourant.
Jésus lui dit :
« Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges,
vous ne croirez donc pas ! »
Le fonctionnaire royal lui dit :
« Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! »
Jésus lui répond :
« Va, ton fils est vivant. »
L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite
et il partit.
Pendant qu’il descendait,
ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre
et lui dirent que son enfant était vivant.
Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux.
Ils lui dirent :
« C’est hier, à la septième heure (au début de l’après- midi),
que la fièvre l’a quitté. »
Le père se rendit compte que c’était justement
l’heure où Jésus lui avait dit :
« Ton fils est vivant. »
Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.

Tel fut le second signe que Jésus accomplit
lorsqu’il revint de Judée en Galilée.


- Au livre du prophète Isaïe 65, 17-21
- Ps 29 , 2a.3-4, 5-6, 9.12a.13cd
- Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 4, 43-54





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