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Diocèse de Valence

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La méditation du mardi 16 février à télécharger
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    Mardi 16 février

    Cette semaine c’est Christianne et Patrick VILLETTE, de Chrétiens Ensemble, qui nous accompagnent dans cette Pause carême.


       

    Méditation

    Les chapitres 40 à 55 du livre d’Isaïe s’appellent le Livre de la Consolation. Ecrits vers 540 av JC ils forment un long poème dans lequel Dieu annonce qu’il va libérer son peuple et le ramener de son exil à Babylone.
    Dieu annonce qu’il y aura un nouvel exode, que sa Parole est efficace et que la puissance de Dieu réalise toujours ses desseins.
    Dans les deux versets (10 et 11) de cet oracle, le prophète invite les exilés à s’alimenter aux sources de la Parole pour y puiser une nourriture solide, nourriture qui leur fera vivre une foi authentique. Il leur recommande de chercher dès maintenant le Seigneur dans la prière, la conversion, et l’écoute de sa Parole.

    Cette Parole de Dieu est, dans ce passage, comparée à un phénomène météorologique. Comme la pluie et la neige, descendant des cieux, arrosent et fécondent la terre, la nature et toutes les cultures, ainsi la Parole de Dieu est féconde pour l’homme et elle lui fournit tout ce qui est nécessaire afin qu’il porte du fruit : la semence, la germination et le pain. La neige et la pluie suggèrent un travail lent et silencieux ; elles disparaissent mais seul le fruit reste comme preuve de l’abondance et de la puissance fécondante de la Parole. La Parole de Dieu exécute ses desseins comme à l’origine de la création.

    C’est une parole vivante : le Christ ; les terrains sont des êtres vivants qui accueillent la Parole ; la germination un enfantement, un engendrement avec tout ce que cela implique de patience ; l’Esprit est l’agent de la germination. C’est toute la création qui est ainsi concernée par l’action du semeur.
    Dieu envoie donc sa Parole et elle lui revient une fois sa mission accomplie.

    Ainsi comme la parole descendant de la bouche de Dieu ne lui revient pas sans résultats, j’aime à m’imaginer que la prière effectue le chemin inverse. La prière nait du cœur de l’homme monte jusqu’à Dieu et elle redescend sur l’homme. Comme le dit le psalmiste : « un pauvre crie, le Seigneur entend il le sauve de toutes ses angoisses ».
    Et pour mieux nous permettre de prier, c’est le Christ lui-même qui nous donne les mots avec lesquels prier le Père, les mots qui nous permettent de prier. La chapitre 6 de l’Evangile de Mathieu se trouve dans le sermon sur la Montagne, qui est un récapitulatif de l’enseignement de Jésus. De nombreux commentaires ont déjà été faits sur ces versets et je ne retiendrai donc que le verset 9 « Notre Père qui est au cieux ».

    Il est à noter que le premier mot de cette prière est notre et pas mon. Pour dire Notre, il faut être au moins deux. Dire Notre Père c’est reconnaître et confesser que nous ne sommes pas seuls dans notre prière. On prie d’abord avec Jésus, puis aux côtés de nos frères et sœurs de l’église universelle, la multitude des hommes et des femmes qui partagent avec nous cette conscience d’être enfant de Dieu. Quand je dis Notre Père, je le dis avec mes frères et sœurs persécutés, migrants, exilés, ou prisonniers. Quand je dis notre père, je ne suis pas seul, je m’inscris dans une communion plus large que le cercle de mes connaissances. Dire notre père c’est donc apprendre la fraternité.

    Quand je dis Notre Père, je peux aussi le dire aussi avec mes frères et sœurs d’une autre religion et j’aime, lors des célébrations œcuméniques, entendre tous ces frères et sœurs prier d’une seule voix et être unis autour de la même prière.

    L’Abbé Paul Couturier, ce pionnier de l’œcuménisme, croyait à la possibilité d’une humanité réconciliée et à la dimension cosmique de la prière pour l’unité. « Je ne suis qu’une voix, je ne suis qu’un "passeur", disait-il. « C’est le Christ qui, par son Esprit, donne sa voix à la voix de tous mes frères et à ma propre voix. C’est Lui qui, par l’Esprit et dans l’Esprit, peut seul, l’Esprit le criant en Lui, lancer au Père l’unique supplication : "Abba, Père !" ».

    Ainsi je crois que la prière pour l’unité des chrétiens, dite tous ensembles, monte jusqu’au cœur de Dieu et redescends sur l’humanité afin de, petit à petit, travailler les cœurs pour œuvrer à l’unité retrouvée.

    Amen.


      TEXTES DU JOUR
    • LECTIO 1
      mardi 16 février 2016 : Livre d’Isaïe 55,10-11.

      Ainsi parle le Seigneur : « La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. »

      PSALMUS
      mardi 16 février 2016 : Psaume 34(33),4-5.6-7.16-17.18-19.

      Magnifiez avec moi le Seigneur, exaltons tous ensemble son nom. Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre. Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage. Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses. Le Seigneur regarde les justes, il écoute, attentif à leurs cris. Le Seigneur affronte les méchants pour effacer de la terre leur mémoire. Le Seigneur entend ceux qui l'appellent : de toutes leurs angoisses, il les délivre. Il est proche du cœur brisé, il sauve l'esprit abattu.

      LECTIO 2
      mardi 16 février 2016 :

      EVANGELIUM
      mardi 16 février 2016 : Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,7-15.

      En ce temps-là,  Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »





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