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Diocèse de Valence

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La méditation du mardi 23 février à télécharger
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    Mardi 23 février

    Cette semaine c’est Sébastien DUMONT de l’observatoire Diocésain des Réalités Écologiques, d’ Oeko-Logia, et du service diocésain de l’œcuménisme qui nous accompagne dans cette Pause carême.


       

    Méditation

    Jésus s’adresse désormais aux foules en plus de ses disciples. La confession de foi de Pierre et la déclaration de Jésus à Pierre dans l’Evangile d’hier vont-elles modifier la relation de Jésus avec les autorités religieuses d’Israël ? Il semble que non tout d’abord. L’évangéliste Mathieu a à cœur d’affirmer à la fois la nouveauté du Christ en la personne de Jésus et la continuité avec ce qu’il y a de plus authentique dans les institutions d’Israël. Aussi Jésus invite-t-il chacun à suivre l’enseignement des scribes et des pharisiens en ce qu’ils enseignent dans la chaire de Moïse. Ce qu’il remet en cause chez eux, c’est :
    -  D’abord, l’écart entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font au verset 3. Le faire n’est pas accordé au dire. La question de la cohérence, de la vérité, de l’unité de vie est donc posée.
    -  Ensuite, l’injustice dont ils font preuve selon le verset 4, puisqu’ils savent charger les épaules des gens sans participer à l’effort demandé
    -  Enfin, leur mondanité : leurs actions ne sont non seulement pas accordées à ce qu’ils disent, mais elles visent d’abord à se faire remarquer des gens.
    Ce constat profond de Jésus doit nous interpeller. Il nous faut en effet dépasser le cas précis des scribes et des pharisiens comme nous y invite la suite de l’Evangile.
    Néanmoins, il nous faut en partir pour examiner ce qui est en jeu. Deux points peuvent être soulignés.
    D’abord, c’est la vérité de ce que nous croyons, en ce qu’elle est révélée par la vérité de ce que nous faisons. Il ne suffit pas de dire le vrai sur Jésus pour bien en parler. Il s’agit de tendre vers l’unité de vie, d’être cohérent, d’être vrai. Pour cela nous avons besoin d’une profonde conversion intérieure, comme nous y invite le pape François dans Laudato Si au §217 à propos de la crise écologique : « Nous devons aussi reconnaître que certains chrétiens, engagés et qui prient, ont l’habitude de se moquer des préoccupations pour l’environnement, avec l’excuse du réalisme et du pragmatisme. D’autres sont passifs, ils ne se décident pas à changer leurs habitudes et ils deviennent incohérents. Ils ont donc besoin d’une conversion écologique, qui implique de laisser jaillir toutes les conséquences de leur rencontre avec Jésus-Christ sur les relations avec le monde qui les entoure. Vivre la vocation de protecteurs de l’œuvre de Dieu est une part essentielle d’une existence vertueuse ; cela n’est pas quelque chose d’optionnel ni un aspect secondaire dans l’expérience chrétienne. »
    Second point qui peut être souligné : si Jésus nous appelle à ne pas imiter les scribes et les pharisiens, n’est-ce pas pour nous interroger à nouveau ? Mais après le « Qui dites-vous que je suis ? » de l’Evangile d’hier, l’interrogation sous-jacente devient plutôt : Qui êtes-vous vraiment ? Croyez-vous vraiment ce que vous croyez ? N’avez-vous qu’une seule vie, un seul maître ? Ne jouons-nous pas trop souvent en effet un personnage digne de ces scribes et ces pharisiens qui ont comme plusieurs vies ? Ces interrogations fondamentales nous sont à recevoir dans la perspective du pardon offert dans la première lecture. Car il s’agit de quitter l’habit du personnage que nous sommes pour devenir une personne. Ce personnage dont Lanza del Vasto pouvait dire qu’« il joue et il ne sait même pas qu’il joue, il joue et il croit qu’il fait, il représente et il croit qu’il est, et ce mannequin gonflé et vide, imaginaire et truqué, absorbe toutes les forces de l’être » (Lanza Del Vasto, Approches de la vie intérieure, Denoël, 1987, page 51) . Mais qu’est-ce qu’une véritable personne ? C’est une personne qui ne fait pas d’elle même un but en soi comme l’est le personnage, mais qui sait qu’il s’agit de témoigner de l’Ultime, de signifier ce qui la dépasse, de refléter l’Un, le divin. C’est en cela que nous ne devons jamais l’humilier en nous ou chez les autres. C’est en cela qu’elle est un rappel de toute dignité humaine. C’est pourquoi quand Jésus conclut ce passage par : « Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé » (verset 12), cela ne signifie pas que nous devons nous humilier, mais qu’il faut laisser de la place à l’Esprit-Saint en nous pour qu’il fasse grandir notre véritable personne, image de Dieu.


      TEXTES DU JOUR
    • LECTIO 1
      mardi 23 février 2016 : Livre d’Isaïe 1,10.16-20.

      Écoutez la parole du Seigneur, vous qui êtes pareils aux chefs de Sodome ! Prêtez l’oreille à l’enseignement de notre Dieu, vous, peuple de Gomorrhe ! Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien : recherchez le droit, mettez au pas l’oppresseur, rendez justice à l’orphelin, défendez la cause de la veuve. Venez, et discutons – dit le Seigneur. Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront aussi blancs que neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront comme de la laine. Si vous consentez à m’obéir, les bonnes choses du pays, vous les mangerez ; mais si vous refusez, si vous vous obstinez, c’est l’épée qui vous mangera. – Oui, la bouche du Seigneur a parlé.

      PSALMUS
      mardi 23 février 2016 : Psaume 50(49),7ab.8.13-14.16bc-17.21abc.23ab.

      « Écoute, mon peuple, je parle ; Israël, je te prends à témoin. Moi, Dieu, je suis ton Dieu ! Je ne t'accuse pas pour tes sacrifices ; tes holocaustes sont toujours devant moi. « Vais-je manger la chair des taureaux et boire le sang des béliers ? Offre à Dieu le sacrifice d'action de grâce, accomplis tes vœux envers le Très-Haut. Mais à l'impie, Dieu déclare : « Qu'as-tu à réciter mes lois, à garder mon alliance à la bouche, « Qu'as-tu à réciter mes lois, à garder mon alliance à la bouche, toi qui n'aimes pas les reproches et rejettes loin de toi mes paroles ? « Voilà ce que tu fais ; garderai-je le silence ? Penses-tu que je suis comme toi ? Je mets cela sous tes yeux, et je t'accuse. « Qui offre le sacrifice d'action de grâce, celui-là me rend gloire : sur le chemin qu'il aura pris, je lui ferai voir le salut de Dieu. »

      LECTIO 2
      mardi 23 février 2016 :

      EVANGELIUM
      mardi 23 février 2016 : Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23,1-12.

      En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »





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