Aujourd'hui 20 octobre nous fêtons : Sainte Adeline - Abbesse à Mortain (✝ 1125)

Diocèse de Valence

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Personnages de l’épisode de la Samaritaine (à imprimer et à découper)
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Mercredi 15 mars (enfants)

Pour préparer le dimanche 19 mars avec les enfants.


   

MON JARDIN DE CARÊME...

LES PARENTS

La samaritaine (Jn 4, 5-42)

Il arrive donc à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. » Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !... Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. » À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui. Entre-temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. » Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas : “Encore quatre mois et ce sera la moisson” ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur. Il est bien vrai, le dicton : “L’un sème, l’autre moissonne.” Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun effort ; d’autres ont fait l’effort, et vous en avez bénéficié. » Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. » Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. » »


-  Clé de lecture :
- La Samarie : à cette époque, traverser la Samarie signifiait quitter « la terre sainte ». Les samaritains pratiquaient un judaïsme qui ne se référait qu’au Pentateuque (une partie seulement de la Thora) et refusaient de se centrer sur Jérusalem. Ils étaient considérés comme des impies à rejeter.
- La femme : à cette époque, les femmes étaient considérées comme des interlocuteurs de peu d’intérêt. Une femme devait dépendre d’un homme, père ou mari. Le fait d’avoir eu cinq maris indique que c’est une femme qui a du souffrir de plusieurs veuvages. La samaritaine vient au puits en pleine chaleur et seule, ce qui indique une intégration sociale difficile.

- Commentaire :
Jésus et la Samaritaine viennent au puits poussés par la soif. Normalement, Jésus ne devrait pas s’adresser publiquement à une femme, ni demander de la nourriture à un samaritain.

Tout d’abord, le thème de l’entretien entre Jésus et la femme est l’eau, bien le plus précieux au Proche-Orient et dont la métaphore « l’eau vive » renvoie à la « vie éternelle ». La Samaritaine ne comprend pas que Jésus n’est pas un quémandeur ordinaire. Il est, par sa personne, le Don de Dieu : « l’eau vive ». Cette eau à laquelle tout homme aspire : la vie en plénitude. Jésus est l’incarnation de la « source jaillissante en vie éternelle ». Face à cet échec, Jésus change de stratégie. Il va sur le terrain de l’existence concrète de cette femme. Il n’y a aucun jugement moral : Jésus souhaite simplement ouvrir la Samaritaine à la compréhension de ses paroles et à la conduite de sa vie. La Samaritaine comprend. Elle en profite pour poser à Jésus une question essentielle : faut-il suivre la tradition juive ayant pour lieu Jérusalem, ou celle des Samaritains qui favorisent le mont Garizim ? Jésus répond que l’essentiel est ailleurs : ce n’est plus grâce à un lieu mais grâce au don de l’Esprit que l’on a accès à Dieu, porteur de vie. La femme réagit à juste titre en associant cette offre à l’espérance de la venue d’un Messie. Jésus effectue le dernier pas du processus et révèle qui il est.

A leur arrivée, les disciples sont d’abord choqués de la violation des conventions sociales de la part de Jésus. La Samaritaine abandonne sa cruche, signe qu’elle est entièrement mobilisée par la révélation de Jésus-Christ qu’elle vient de recevoir. Elle veut partager son expérience et inviter les habitants de la ville à rencontrer celui qui pourrait être le Messie. Elle y réussit !

Jésus rencontre le même malentendu avec ses disciples que celui qu’il a eu avec la Samaritaine mais par le biais de la nourriture. Jésus se sert de cette incompréhension pour expliquer que le temps de l’attente est révolu. Le Messie est arrivé !

Les Samaritains sont interpellés par le témoignage de la Samaritaine, la rencontre personnelle avec le Christ et enfin à l’écoute de sa parole.

Jésus devient le Messie universel, sauveur du monde.

-  Appropriation personnelle : Il est midi, l’heure de la moitié du jour, la Samaritaine est aussi au midi de sa vie.
En rencontrant le Christ, elle réalise combien sa vie manque de sens.
Comme la Samaritaine, Jésus vient à ma rencontre. Il me connaît tel que je suis.

Et moi, que puis-je lui répondre ?

JE COMPRENDS

Le texte d’évangile du troisième dimanche de Carême : La Samaritaine (Evangile selon Saint Jean 4, 5-42 ) :)

Il arrive donc à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. » Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !... Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. » À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui. Entre-temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. » Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas : “Encore quatre mois et ce sera la moisson” ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur. Il est bien vrai, le dicton : “L’un sème, l’autre moissonne.” Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun effort ; d’autres ont fait l’effort, et vous en avez bénéficié. » Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. » Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

-  Explication :
Jésus voyage à pied comme tout le monde de son temps. Il a chaud. Quoi de plus normal dans un pays où l’ombre est rare et le soleil très brulant. Il est fatigué et il a soif. Une femme approche pour puiser de l’eau et Jésus lui en demande. C’est très surprenant que Jésus lui demande de l’eau et la femme le lui fait remarquer. En effet, les Juifs ne parlent pas aux Samaritains et un homme juif ne doit pas demander un service à une femme étrangère. Mais Jésus va tout de suite lui montrer qu’il ne parle pas de l’eau à boire mais il a soif de son amitié. Après un moment d’incompréhension, la samaritaine finit pas comprendre Jésus et c’est une rencontre qui la bouleverse. Quelqu’un l’accepte et comprend ce dont elle a vraiment envie. En effet, la samaritaine est une femme exclue qui est obligée d’aller puiser de l’eau au moment où il fait le plus chaud. Jésus l’accepte telle qu’elle est et il ne la juge pas et cela la marque profondément. Ce bouleversement a quelque chose de miraculeux. Aussi miraculeux qu’une source en plein désert. C’est le bonheur retrouvé et c’est ce qu’il faut garder pour soi. La samaritaine appelle les habitants de son village, beaucoup iront voir Jésus et croiront en lui. Aujourd’hui, son histoire continue à nous donner soif d’une eau vive dans notre désert.

JE JOUE

Dans ton jardin de carême, tu peux construire un puits avec des petits galets ou en carton ou toute autre idée … N’oublie pas de mettre ta pancarte :

« Celui qui boira de l’eau
que moi je lui donne »

Tu peux télécharger la pièce du puzzle-vitrail qui correspond au texte d’évangile.

Ci-dessous tu trouveras un petit quizz : à toi de jouer !

Choisis la bonne réponse...
-la scène se passe (1 pt) :




-Jésus demande à boire (1 pt)




-La femme... (1 pt)




-Jésus parle... (1 pt)




-La femme ... (1 pt)



-L’eau vive que propose Jésus... (1 pt)




-Cette eau... (1 pt)




JE PRIE

Seigneur,
En arrivant au puits,
Je n’avais que ma soif,
Profonde comme un gouffre,
Brûlante comme un désert.

Je ne le savais pas,
Mais cette soif était
Ma plus grande richesse.

Car :
Infinie ma soif,
Infinie Ta Source.
Infini le Don que Tu me fais,
Infinie la joie que je reçois.

Loué sois-Tu Seigneur,
Pour Ta Présence qui coule en moi
Comme une source fidèle,
Vivante.

Georges Madore


JE GRANDIS

Découpe les éléments qui représentent l’histoire de la samaritaine et replace-les dans l’ordre. Tu peux les coller sur une feuille cartonnée et la placer dans ton coin prière.






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