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Diocèse de Valence

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Mercredi 15 mars

Cette semaine c’est Roland LAIPE, nouveau Pasteur à Valence, qui nous accompagne dans la Pause Carême



Sainte Louise de Marillac
Fondatrice des filles de la Charité (✝ 1660)

   

Et comme tous les mercredi l’équipe Catéchèse nous propose une animation pour les enfants : Mercredi 15 mars (enfants)

Commentaire

Matthieu 20, 17-32

Nous lisons cette troisième annonce de la Passion, dans l’Évangile de Matthieu. Une annonce dont nous devons prendre le temps de la recevoir :
Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera.

Il est question de souffrances, de faire souffrir « le Fils de l’Homme ». Nous sommes les auditeurs de paroles qui mêlent une figure messianique de la littérature hébraïque et la personne de Jésus. Jésus va beaucoup souffrir, être condamné et mis à mort, sur la Croix, comme les plus grands criminels.
Quel a été son crime ? Pourquoi ce passage sur la Croix ?

Il arrive encore aujourd’hui que nous cherchions des raisons à cette mort.
Certains comprennent une logique sacrificielle : Jésus se serait sacrifié, aurait offert sa mort en échange d’une vie céleste, pour lui et tous les humains à sa suite.
Dieu aurait attendu le sacrifice d’un humain sans péché, pour laver les péchés de tous les humains.
Dans cette manière de penser, les relations entre Dieu et les humains sont envisagées dans une perspective juridique, dans une logique d’échange. Dieu donne sous condition de recevoir une vie, une souffrance, une mort, en échange. Il faut une mort pour restaurer, réparer une relation.

Cette troisième annonce, comme les deux premières, dit autre chose que la nécessité d’un échange, d’une condition pour trouver le relèvement, la résurrection.
Cette troisième annonce de la Passion signifie clairement le rejet et les souffrances du Fils de l’homme. Le Fils de Dieu n’est pas accueilli, accepté. Il est rejeté de la manière la plus radicale qui soit : par la mort sur la croix.

Mais ce que semble dire sobrement cette annonce, c’est que le désir divin de communion sera plus fort, plus intense. Dieu n’attend pas de nous, ni de Jésus, des souffrances en échange d’une relation nouvelle.
Car cette relation nouvelle jaillit du cœur de Dieu. Elle est offerte, sans condition. Elle fait irruption, sans autre justification. Elle advient sans qu’aucune opposition, aucune force, pas même la mort, ne puisse venir briser cet élan de miséricorde divine, ce désir de communion.

Le projet de Dieu n’est pas à comprendre dans une logique d’échange : je vous invite à relire la parabole des ouvriers de la onzième heure, qui précède notre lecture. Dieu fait grâce à qui il veut.
Le projet de Dieu n’est pas à comprendre dans une logique d’échange : je souffre aujourd’hui, pour que demain, Dieu me ressuscite et me donne une place près de Lui : je vous invite à relire l’échange entre Jésus et ses disciples, et leur désir de reconnaissance céleste.

Le projet de Dieu, c’est ce désir de communion, avec tous.
Ce désir divin se confronte à l’opposition humaine, à l’incompréhension, à une dévalorisation des actes de service.
À la suite de Jésus, nous sommes appelés à poser des paroles et des actes qui n’attendent rien en échange. Pas de préalable attendu pour prendre le chemin du don, du service. Pas de préalable pour défendre, pour désigner la valeur de chaque existence humaine.
Puisque Jésus n’a pas posé de condition à son service, à son attention pour les plus vulnérables, devenons des disciples, des témoins, de la grâce de Dieu, ici et maintenant.

Et ce qui se passera après, après notre existence terrestre, faisons confiance en notre Dieu de la grâce, ce Dieu qui s’est dévoilé en Jésus-Christ !

Roland Laipe

Lecture

« Allons, attaquons-le »

Lecture du livre du prophète Jérémie 18, 18-20

Mes ennemis ont dit :
« Allons, montons un complot contre Jérémie.
La loi ne va pas disparaître par manque de prêtre,
ni le conseil, par manque de sage,
ni la parole, par manque de prophète.
Allons, attaquons-le par notre langue,
ne faisons pas attention à toutes ses paroles. »

Mais toi, Seigneur, fais attention à moi,
écoute ce que disent mes adversaires.
Comment peut-on rendre le mal pour le bien ?
Ils ont creusé une fosse pour me perdre.
Souviens-toi que je me suis tenu en ta présence
pour te parler en leur faveur,
pour détourner d’eux ta colère.

Psaume

Ps 30, 5-6, 14, 15-16

R/ Sauve- moi, mon Dieu, par ton amour.

Tu m’arraches au filet qu’ils m’ont tendu ;
oui, c’est toi mon abri.
En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

J’entends les calomnies de la foule :
de tous côtés c’est l’épouvante.
Ils ont tenu conseil contre moi,
ils s’accordent pour m’ôter la vie.

Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
des mains hostiles qui s’acharnent.

Évangile

« Ils le condamneront à mort »

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20, 17-28

En ce temps-là,
Jésus, montant à Jérusalem,
prit à part les Douze disciples
et, en chemin, il leur dit :
« Voici que nous montons à Jérusalem.
Le Fils de l’homme sera livré
aux grands prêtres et aux scribes,
ils le condamneront à mort
et le livreront aux nations païennes
pour qu’elles se moquent de lui,
le flagellent et le crucifient ;
le troisième jour, il ressuscitera. »

Alors la mère des fils de Zébédée
s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean,
et elle se prosterna pour lui faire une demande.
Jésus lui dit :
« Que veux-tu ? »
Elle répondit :
« Ordonne que mes deux fils que voici
siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,
dans ton Royaume. »
Jésus répondit :
« Vous ne savez pas ce que vous demandez.
Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? »
Ils lui disent :
« Nous le pouvons. »
Il leur dit :
« Ma coupe, vous la boirez ;
quant à siéger à ma droite et à ma gauche,
ce n’est pas à moi de l’accorder ;
il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
Les dix autres, qui avaient entendu,
s’indignèrent contre les deux frères.
Jésus les appela et dit :
« Vous le savez :
les chefs des nations les commandent en maîtres,
et les grands font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi :
celui qui veut devenir grand parmi vous
sera votre serviteur ;
et celui qui veut être parmi vous le premier
sera votre esclave.
Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,
mais pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude. »


- Au livre du prophète Jérémie 18, 18-20
- Ps 30, 5-6, 14, 15-16
- Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20, 17-28





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