Aujourd'hui 14 décembre nous fêtons : Saint Jean de la Croix - Carme, docteur de (...)

Diocèse de Valence

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Mercredi 5 avril (enfants)

Pour préparer le dimanche 9 avril (Fête des Rameaux) avec les enfants.


   

MON JARDIN DE CARÊME...

LES PARENTS

Commentaires des textes de La passion du Christ selon St Matthieu

- Matthieu 26, 26-29 : le dernier repas de Jésus
Les disciples y compris Judas reçoivent le pain et la coupe de l’Alliance des mains de Jésus. A chaque fois, il y a une parole et une action. L’action sur le pain ressemble à celle du père juif qui prend le pain, le bénit et le partage. En parlant de « son corps », à propos du pain rompu Jésus institue une véritable communion entre lui et ses disciples. Le partage du vin commence aussi selon le rite juif. La parole de Jésus met son sang en rapport avec le sacrifice d’Alliance scellé entre Dieu, Abraham et le peuple. L’ancienne Alliance est transformée par la personne de Jésus. L’Alliance entre Dieu et les hommes est désormais scellée dans la vie du Christ. En participant à cette coupe, les disciples sont intégrés à l’Alliance.

- Matthieu : 26,30-35 : Annonce du reniement de Pierre
Jésus annonce aux disciples qu’à cause de lui, ils vont succomber. Pierre jure à Jésus que cela ne se passera pas. Jésus lui annonce qu’avant le lever du soleil il l’aura renié trois fois. A la différence de la trahison de Judas lors de l’annonce du reniement de Pierre, une issue est offerte aux disciples par Jésus. Cette issue dépassera les capacités humaines : c’est la résurrection : le Christ vivant attendra les disciples en Galilée. Elle est présentée comme une espérance, comme une victoire sur la mort. Mais Pierre reste bloqué sur l’annonce de la trahison par Jésus.

- Matthieu : 26,36-46 : A Gethsémani
Jésus qui semblait acquiescer sans la moindre réserve le sort qui l’attend, est angoissé et supplie son Père de lui épargner l’épreuve de la mort. Dans ce texte il vient pour un ultime combat dans lequel il n’a pas le rôle héroïque du personnage valeureux prêt à donner sa vie. Il est très humain et souhaite éviter la mort. Mais il s’en remet à son Père, il passe du « comme je veux » à « comme tu veux ». La volonté de son Père n’est pas de le faire souffrir et mourir, mais que Jésus passe par tout ce qui est lié à son humanité. Il subit ce que tout homme peut subir de la part des autres hommes : la trahison, la souffrance et la mort inévitable. C’est l’heure de l’épreuve de la foi, de la confiance.

- Matthieu 26,47-56 l’arrestation de Jésus
Judas trahit Jésus et le livre aux autorités. Dans ce texte Judas est désigné comme l’un des douze, il garde son appartenance au groupe jusqu’au bout. Judas voit toujours Jésus comme un « maitre » qu’il livre a d’autres « maitres ». Jésus le désigne comme ami. Il empêche de répondre à la violence par la violence. On ne peut pas faire de constat d’impuissance pour Jésus : c’est librement qu’il se livre. Il est maintenant seul et abandonné même par ses disciples.

- Matthieu 26, 57-75 : Jésus devant le Sanhédrin (Conseil des autorités religieuses juives) et le reniement de Pierre
Le Sanhédrin cherche un motif d’accusation, ce n’est pas un tribunal équitable. Il veut juste un motif pour condamner Jésus à mort. Il est condamné pour blasphème : « toi qui était un homme, tu te fais Dieu ». La condamnation provoque un laisser-aller des accusateurs qui l’insultent et le violentent. Pierre le renie mais la différence entre Judas et Pierre c’est le remords et le repentir. Le remords ne permet pas l’apaisement par le pardon et conduit à la mort. Le repentir qui reconnait l’échec ouvre le possible et le pardon. Pierre et Judas sont deux figures de l’humanité : chacun, tôt ou tard, trahit et abandonne. Cette trahison portera-elle le poids du remords ou ouvrira-t-elle aux pleurs du repentir ?

- Matthieu 27,1-10 : Jésus conduit devant Pilate et mort de Judas
Les grands prêtres qui ont condamné Jésus à mort le livrent aux autorités romaines pour qu’il soit exécuté.
Judas est pris de remords. Les grands prêtres sont hypocrites car ce sont bien eux qui ont fait périr Jésus. Ils laissent Judas sans recours. Judas se fait donc justice lui-même car il croit devoir « venger » la mort du Christ, qui lui est mort pour le pardon des péchés !
Judas se pend. A l’époque, ce genre de mort fait de lui un renié de Dieu. Il n’a pas cru au pardon de Dieu.

- Mathieu : 27,11-31 : Jésus est devant Pilate
Pilate interroge Jésus pour savoir s’il est « roi des juifs ». Historiquement, c’est le seul motif de condamnation. Pilate ne semble pas croire qu’il soit un agitateur public qui remet en cause l’autorité romaine. Par « précaution », il fait exécuter la sentence du Sanhédrin.
« Que son sang retombe sur nous et nos enfants.. » ne doit pas être interprété comme une condamnation du peuple juif car le sang de Jésus a été versé pour tous les hommes en vue du pardon des péchés. On ne venge pas le sang du Christ, le Christ a donné sa vie librement.

- Matthieu 27,32-54 : le crucifiement et la mort de Jésus
Jésus est crucifié et ses vêtements partagés, un écriteau est placé au-dessus de sa tête. Il meurt.
Le partage du vêtement est habituel à l’époque. L’écriteau donne l’objet de la condamnation : roi des juifs. C’est en tant que libérateur d’Israël qu’il est condamné.
Les ténèbres signifient le deuil. Par le psaume 21 (22), « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Jésus crie son incompréhension, c’est le cri de désespoir du croyant qui finalement découvre Dieu a ses côtés. Les témoins se méprennent sur le sens de « Eli ». Jésus appelle Dieu et non le prophète. La déchirure du rideau du temple signifie un nouveau passage vers Dieu qui sera ouvert par la résurrection du Christ.

JE COMPRENDS

Nous te proposons de visionner un diaporama qui te permettra de découvrir ce qui est arrivé à Jésus durant la semaine sainte.

Tu as bien regardé ?

1.Si nous reprenons, au début Jésus entre à Jérusalem sur un petit âne. C’est le jour des Rameaux. Comme tu l’as entendu, les gens acclament Jésus comme s’il était un roi. Mais lui, il a choisi de monter sur un âne pour bien montrer qu’il ne veut pas être un roi !
Les juifs attendaient quelqu’un qui viendrait les libérer des Romains. Jésus n’est pas là pour faire de la politique mais pour nous libérer de tout ce qui nous encombre vraiment. C’est pour cela qu’il est venu donner sa vie comme nous allons le voir plus loin. Quand nous fêtons ce jour, nous recevons un rameau d’olivier ou de buis qui nous rappellent cet épisode de la vie de Jésus.

2. Un peu plus tard, il partage son dernier repas avec ses amis. C’est le jeudi Saint. Tu as entendu sur la vidéo que Jésus veut préparer la Pâque, il s’agit ici de la Pâque juive qui rappelle la libération du peuple juif au temps de Moïse. Les juifs étaient esclaves en Egypte et Dieu a conduit Moïse à les libérer.
Au cours de ce repas, Jésus partage le pain et le vin en disant que c’est aussi son Corps et son Sang. Par ces mots et ces gestes, il donne toute sa vie aux hommes, comme il va le faire en mourant sur la croix.
Chaque fois que nous allons communier à la messe, c’est cela que nous refaisons : nous recevons le Corps du Christ à travers l’eucharistie.
Dans l’évangile de Jean, au chapitre 13, 1-15, on nous dit également qu’au cours de ce repas, Jésus a lavé les pieds de ses disciples. Il a ainsi pris la place des serviteurs et il nous invite à nous mettre, nous aussi, au service des autres et à nous entraider.

3. Vendredi Saint : Après avoir suivi un long chemin où il a été trahi par un ami, arrêté par des gardes, frappé, jugé et condamné, Jésus meurt sur une croix. Lui qui était venu parler aux hommes de l’amour immense de Dieu n’a pas été entendu. Lui qui apportait la lumière n’a pas été reconnu. Ses amis qui croyaient en lui n’y comprennent plus rien.

4. Samedi Saint : Ce jour rappelle aux chrétiens que Jésus est resté dans la mort. Le temps semble s’arrêter. Dans les églises, il n’y a ni messe, ni rassemblement avant la nuit. On ne communie pas. Chacun découvre que sans Jésus, la vie chrétienne est comme morte. Entre jeudi et samedi soir, les cloches se taisent.

JE JOUE

N’oublie pas ton jardin de carême : tu peux y mettre une croix que tu peux fabriquer avec 2 petits bâtons en bois ou tout autre matériau. N’oublie pas le petit écriteau à placer :

« Hosanna
au plus haut des cieux ! »

Si tu prends cette pause carême en cours de route, reporte-toi aux explications données le mercredi des Cendres).

Nous te proposons de télécharger des modèles de cartes de Pâques. Tu peux la colorier, écrire un petit mot et l’envoyer ou la donner à quelqu’un autour de toi qui a besoin qu’on pense à lui (ou elle). En effet, tu te rappelles que le temps de carême est un temps où l’on essaie de prier, jeuner et partager et ce geste sera un excellent moyen de partage.

JE PRIE

Tu peux t’amuser à mettre les prières de la semaine sainte dans un petit livret … juste avec une feuille de papier... c’est possible ! Voici l’explication :

Pour une pré-impression il faut placer les pages dans un ordre et sens précis. VOIR MODELE pièce jointe

JE GRANDIS

La semaine sainte commence par le dimanche des Rameaux. Tu peux lire ou demander à ceux qui t’accompagnent de te lire le récit du petit âne de Béthanie !

Quand j’étais un petit âne, j’habitais un joli village qui s’appelle Béthanie, pas très loin de Jérusalem. Un beau jour de printemps, j’étais attaché près de la porte de mon maître à l’entrée du village. Et voilà que deux messieurs s’approchent et commencent à me détacher. Mon maître sort de la maison et crie d’un ton furieux :
- Qu’est-ce que vous faites là ?
Les messieurs répondent :
- C’est le Seigneur qui en a besoin.
Ils me détachent tout à fait et m’emmènent avec eux. Je me suis laissé faire parce que je voulais savoir qui était le Seigneur. Mon maître nous suivait, tout radouci.
Et voilà que nous arrivons vers un groupe de gens assez nombreux. Nous nous arrêtons vers un homme qui était assis un peu à l’écart.
- Tiens, Jésus, regarde le joli petit âne que nous avons trouvé !
Celui qui s’appelle Jésus se lève, il me regarde et il me donne un baiser sur mon museau.
Un des messieurs qui m’avait amené, enlève son manteau, le met sur mon dos, comme une selle et voilà Jésus qui s’assoit sur moi à califourchon. Un petit coup de talon et je comprends qu’il faut se mettre en route. A ce moment-là, il s’est passé quelque chose d’extraordinaire. Ils se mettent tous à enlever leur manteau ou leur veste et à les jeter sur la route devant moi. Cela faisait comme un beau tapis de toutes les couleurs, bien doux à mes sabots. Même mon maître a jeté par terre sa belle tunique à rayures toute neuve. D’autres allaient couper des branches fleuries et les agitaient en criant et en chantant :
- Hosanna, au plus haut des cieux !
A un moment, nous sommes passés à côté d’un petit groupe de gens qui avaient l’air furieux. L’un d’eux a dit à Jésus :
- Empêche tes amis de te chanter Hosanna, c’est un chant pour un Dieu.
Mais Jésus leur a répondu :
- S’ils se taisent, ce sont les pierres du chemin qui vont se mettre à chanter !
Et nous sommes allés jusqu’au temple de Jérusalem. Nous avons parcouru les rues immenses. Jésus ne disait plus rien. A quoi pouvait-il penser ? Plus personne ne chantait ? Quand nous passions avec Jésus au milieu de la foule des gens, ils nous regardaient en silence. Certains disaient tout bas :
- Mais que vient donc faire Jésus à Jérusalem ?
Le soir, quand nous sommes revenus à la maison, j’étais très fatigué !
Et mon maître m’a dit :
- Je crois qu’aujourd’hui, tu as porté le roi du monde !






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