Aujourd'hui 20 novembre nous fêtons : Saint Edmond le Martyr - roi d’Est-Anglia, (...)

Diocèse de Valence

Facebook
    Vous aimez cet article?
    Partagez le.


    Vous aimez ce site, dites le sur Facebook !
Pourquoi les chrétiens se préoccupent-ils d’écologie ?
   

« Il n’est pas possible d’aimer Dieu et son prochain en restant indifférent à l’avenir de la Création », affirment les évêques de France dans le document Enjeux et défis écologiques pour l’avenir. Ce petit traité propose une lecture chrétienne de questions écologiques et présente diverses propositions.

Ces questions, défis pour les chrétiens, ne peuvent être évacuées au bénéfice des seules questions spirituelles et sociales. L’Église ne se substitue pas au travail nécessaire des spécialistes et des politiques mais souhaite participer à la réflexion sur ces graves questions de l’humanité et rechercher avec tous « un nouvel horizon d’espérance ». Rien de ce qui concerne l’homme n’est étranger à Dieu.

On trouve l’écologie (d’une certaine manière !) dès le début de la Bible : dans la Genèse, « Dieu vit que cela était bon » est un refrain qui ponctue chaque jour de la création. L’homme est créé seulement le sixième jour parce qu’il a besoin de l’univers pour vivre, qu’il est dépendant de la terre, de l’eau, de l’air. Un peu plus tard, quand le monde sera en péril, Dieu prendra soin de demander à Noé de sauver avec lui et sa famille, toutes les espèces biologiques dont l’humain ne peut se passer. Et il établira son alliance avec tous les vivants de la terre.

Les questions écologiques sont à intégrer dans toutes les actions de société 
L’homme n’a pas seulement à se rendre maître de la nature, il a la responsabilité de vivre en bonne intelligence et en partenariat avec elle. Il n’a pas à la considérer comme un bien dont il dispose à sa guise mais doit tisser avec elle des relations renouvelées bénéfiques à toute la famille humaine, présente et à venir, ici et là-bas.

Le chrétien sait qu’il doit la vie à son Seigneur, que cette vie s’inscrit dans un espace, un temps, une terre et des frères et sœurs qui lui sont aussi donnés et dont il est solidaire. Dans le texte, les évêques invitent à rechercher des solutions dans l’homme lui-même, pas seulement dans la technologie ou l’organisation économique. Si l’homme est responsable de ses choix, il y a aujourd’hui des styles de vie, individuels ou collectifs à changer.

Les questions écologiques sont à intégrer dans toutes les actions de société ; elles poussent à penser le vivre-ensemble autrement. Les évêques proposent quelques pistes : valoriser le long terme, inventer une nouvelle forme de gouvernance mondiale, vivre l’alliance avec autrui, se préoccuper des plus pauvres, développer une catéchèse de la Création, s’informer et dialoguer avec les acteurs de l’environnement, être exemplaire dans nos choix, se greffer sur le cœur de Dieu…

Les chrétiens, par leur vie liturgique, éprouvent la place centrale d’éléments de la nature comme l’eau, le feu, l’huile, la farine… Même « l’arbre est inscrit dans le drame du salut » écrit le théologien africain, Jean-Marc Éla. Le mystère pascal fait vivre une expérience de fragilité et de mort « qui ouvre à du radicalement nouveau ». Le Christ sur la croix sauve toute la création, pas seulement l’homme.

Christine Gilbert
Source : http://www.la-croix.com






                Hébergement: C.E.F | Suivre la vie du site RSS 2.0 | SPIP