Aujourd'hui 17 novembre nous fêtons : Sainte Elisabeth de Thuringe - Elisabeth de (...)

Diocèse de Valence

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Tout sauf un long fleuve tranquille...

Les quatre derniers jours de « la Semaine Sainte » sont tout sauf un long fleuve tranquille. Ils sont pourtant, ramassés en moins de cent heures, comme un condensé de notre propre vie :


   

Le jeudi nous invite d’abord à méditer le lavement des pieds, signe du service et du dépouillement de l’autorité. Et puis, c’est le repas qui va loin, très loin dans le partage, puisque Dieu, qui s’est dépouillé, s’y offre. Ce repas va donner sens pour l’éternité à nos moments de rencontre, de fraternité « en mémoire de lui ». Notre vie ne vaut-elle pas surtout par l’échange, la solidarité, l’amour, même si elle est marquée par les faiblesses et les trahisons : « l’un de vous me trahira ». Nous le trahissons tous un peu.

Le vendredi, c’est la mort, celle de Jésus, celle aussi par laquelle chacun de nous passera. Ce partage de vie que Jésus a fait le jeudi nous mène jusqu’au partage de la mort. Dieu qui ne meurt pas a choisi d’y passer. Nous pouvons nous coller à lui comme des gens sans lumière pour la traversée d’un tunnel.

Le samedi, c’est le deuil, le silence, la méditation. C’est le temps des questions, celles qui nous accompagnent toute notre vie. « Nous avions cru qu’il sauverait Israël » et voilà que le ciel est vide.

Et le dimanche, c’est l’explosion du tombeau. C’est la vie nouvelle qui repart. Ces bourgeons renaissants, ces primevères qui bousculent la neige, cette sève qui réveille la vie, qui nous réveille… Pâques est là, au moins dans notre hémisphère Nord. Facile d’en faire une parabole vivante. Mais Dieu est plus qu’un arbre qui renaît.

Tout cela est plus facilement affirmé que vécu. Nous avons sans cesse à faire, à refaire le chemin, pour nous redire, tout seul et en communauté, toutes « ces choses ». On n’en aura jamais fait le tour.

Nous sommes un peu comme les disciples, comme Marie Madeleine et ses amies. Tout ceci nous dépasse tellement. Le tombeau est vide, comme parfois notre foi. Notre environnement religieux n’est pas toujours très porteur. Alors, ensemble, on refait le chemin, on se redit les choses, comme les disciples d’Emmaüs qui avaient tellement besoin de parler qu’ils en oubliaient de regarder Jésus, tout à côté d’eux. Parfois nous aussi le reconnaissons au partage du pain, mais il est déjà loin. Ce texte d’Evangile (Luc 24, 13-35) est une perle.

Eternels chercheurs, nous sommes devenus. Et même rechercheurs.

On pourrait rire de ces chrétiens qui cherchent depuis si longtemps sans jamais rien trouver. Mais nous le savons, si nous ne cherchons plus, nos convictions se dessècheront. Et la vie n’aime pas la sécheresse. La preuve, à la veillée pascale, nous célèbrerons l’eau.

Source : http://chretiens01recherche.free.fr






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