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Diocèse de Valence

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    Vendredi 12 février

    Cette semaine c’est Annick ABRASSART, Assistante pour les Richesses Humaines pour le Diocèse de Valence, qui nous accompagne dans cette Pause carême.


       

    Méditation

    « Ainsi parle le Seigneur Dieu » Isaïe s’adresse à la communauté juive
    de Jérusalem dont la situation est loin d’être idyllique : au lendemain
    de l’Exil grande est la déception : tout est en ruine.
    Le peuple a l’impression de se trouver dans une impasse, il vit dans une ville qui n’a
    plus de remparts et l’insécurité est grande.
    Tandis que chacun se livre à l’injustice ou la tolère, on cherche à gagner la faveur du Seigneur en restaurant dans toute leur rigueur les observances religieuses et en multipliant des pratiques tel que le jeûne.

    Et Dieu semble insensible à ce déploiement de piété !
    Serait-il devenu infidèle à son Alliance ?
    Pourquoi le jeûne de la communauté déplaît-il à Dieu, pourquoi sa prière n’est-elle pas agréée ?
    Par le prophète Dieu fait savoir quel est le vrai jeûne. » le jeûne qui me plait c’est bien ceci : « Briser tous les jougs ».
    A quelqu’un qui a faim, il faut donner à manger ; à qui a perdu son chemin, il faut le ramener à la maison ; à qui n’a rien à se mettre, il faut le vêtir.
    On ne se dérobe pas à son prochain. Il ne suffit pas de reconstruire le temple et rétablir le culte ; restaurer la relation à Dieu, c’est avant tout réparer les
    inégalités les plus criantes, faire œuvre de libération, mettre les
    autres debout en leur permettant de se nourrir, de se vêtir, de trouver
    un hébergement.
    Le seul jeûne qui reste valable consiste à se priver non pas pour observer un précepte et s’en prévaloir mais pour partager avec qui a faim.

    « Alors ta lumière jaillira comme l’aurore »
    Le prophète ajoute une affirmation très importante : celui qui agit ainsi donnera de la lumière, de l’espace à son frère !
    Agissant de la sorte, tu feras l’expérience que Dieu est avec toi. Tu feras l’expérience que la vie vaut la peine d’être vécue.
    Lorsque tu te préoccuperas des autres tu arriveras toi même à la lumière.

    « Pourquoi alors que nous et les pharisiens nous jeûnons tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
    Il nous faut savoir que, dans l’ancienne religion juive, le jeûne était une obligation nécessaire tout en étant une discipline qu’on s’imposait librement. On imposait aux adultes de jeûner une seule fois par an en la fête du « Grand Pardon ».
    Mais des personnes dévotes et pieuses, notamment les Pharisiens, jeûnaient deux fois par semaine, ils le faisaient par discipline personnelle.
    Est ce que les fidèles qui décident de jeûner plus souvent ont le droit de critiquer ceux qui ne le font pas ?

    Jésus, homme de prière et de jeûne, défend ici ses disciples qui choisissent de ne pas jeûner. Serait-ce parce que le jeûne n’est pas bon pour eux ?
    Pas du tout. Le jeûne peut être une discipline spirituelle très bénéfique.
    Le but de Jésus est de montrer que le jeûne ou tout autre discipline spirituelle n’est bénéfique à quelqu’un que si on l’adopte en toute liberté et conviction, non par crainte de ce que penseront les autres si on ne le fait pas.

    « Le jeûne que j’aime dit Dieu
    C’est quand il t’ouvre à la prière
    Et que le manque en toi
    Te rend accueillant à ma présence.
    Le jeûne que j’aime dit Dieu
    C’est quand il libère ton cœur
    Et t’invite au partage.
    Le jeûne que j’aime, dit Dieu
    C’est quand tu me reconnais
    Dans le plus petit de tes frères.
    Le jeûne que j’aime dit Dieu
    C’est quand il fait sauter tous les verrous
    Et que ta lumière jaillit
    Comme un matin de printemps. »


      TEXTES DU JOUR
    • LECTIO 1
      vendredi 12 février 2016 : Livre d’Isaïe 58,1-9a.

      Ainsi parle le Seigneur Dieu : Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que s’élève ta voix comme le cor ! Dénonce à mon peuple sa révolte, à la maison de Jacob ses péchés. Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n’abandonnerait pas le droit de son Dieu, ils me demandent des ordonnances justes, ils voudraient que Dieu soit proche : « Quand nous jeûnons, pourquoi ne le vois-tu pas ? Quand nous faisons pénitence, pourquoi ne le sais-tu pas ? » Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien faire vos affaires, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous. Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poing sauvages. Ce n’est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd’hui que vous ferez entendre là-haut votre voix. Est-ce là le jeûne qui me plaît, un jour où l’homme se rabaisse ? S’agit-il de courber la tête comme un roseau, de coucher sur le sac et la cendre ? Appelles-tu cela un jeûne, un jour agréable au Seigneur ? Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. » Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante,

      PSALMUS
      vendredi 12 février 2016 : Psaume 51(50),3-4.5-6ab.18-19.

      Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire. Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas, tu n'acceptes pas d'holocauste. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

      LECTIO 2
      vendredi 12 février 2016 :

      EVANGELIUM
      vendredi 12 février 2016 : Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9,14-15.

      En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront.





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