Aujourd'hui 10 novembre nous fêtons : Saint Léon le Grand - Pape (45 ème) de 440 à (...)

Diocèse de Valence

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    Vendredi 18 mars

    La Pause Carême d’aujourd’hui nous est proposée par le P. Guillaume Teissier, vicaire général, membre de l’équipe mission du Diocèse de Valence en charge de l’année de la Miséricorde.


       

    Méditation

    Nous sommes avec Jésus dans l’affrontement. Les récits de la Passion mettent en scène une montée progressive de l’opposition entre Jésus et les autorités religieuses et politiques de son temps. Et nous savons que cela culminera dans le procès, la condamnation, la longue souffrance de la croix, et finalement la mort de Jésus.

    Mais la scène qui nous occupe aujourd’hui voit Jésus au seuil d’être lapidé par les Juifs. Jésus n’est pas tant préoccupé par dire des paroles qui lui feraient échapper à la violence qui est prête à s’abattre sur lui, mais bien par rendre témoignage à la vérité. Il ne craint pas pour son corps. Il y a une sorte de paix, de stature très posée, qui se dégage de Jésus. On devine dans les paroles de Jésus la source de cette force. C’est la communion profonde qui le lie à son Père. Le Père est en moi, je suis
    en lui. Par là, il révèle sa véritable identité de Fils de Dieu. Ceci est blasphème pour ses auditeurs.

    Jésus renvoie les juifs au témoignage des œuvres qu’il a accomplies. Elles montrent le salut de Dieu à l’œuvre : les aveugles voient, les malades sont guéris, les pauvres sont à la première place… En Jésus, c’est le salut de Dieu qui se déploie : guérison, libération, traduisent la bonté de Dieu, sa miséricorde, son salut. Chacun est renvoyé à la source.

    Et de manière très forte, le récit d’aujourd’hui se termine au Jourdain, là où Jean baptisait, là où Jésus lui-même a été baptisé, là où a retenti la voix du Père disant : Celui-ci est mon Fils bien aimé !

    Dans l’adversité qui le saisit, Jésus revient à la source, et attire les hommes vers la source.
    Beaucoup crurent en lui, dit l’Ev de Jean. Comment des hommes peuvent ils mettre leur foi en lui, alors qu’il entre dans la solitude de son combat final ?
    Parce qu’en lui est la source de la Vie. Et il continue en cela les œuvres du Père.

    L’Eglise vit avec ce programme, elle le corps du Christ qui est appelée à accomplir les œuvres du Père.
    Et quand elle est, comme Jésus, dans le temps de l’épreuve, elle revient à la source et invite les hommes à vivre du Christ, de la promesse de Vie du Père. Elle a dans son cœur la même force, la même paix que Jésus, et elle passe au milieu de la mort déjà.


      TEXTES DU JOUR
    • LECTIO 2
      vendredi 18 mars 2016 :

      EVANGELIUM
      vendredi 18 mars 2016 : Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,31-42.

      En ce temps-là, de nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus. Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? » Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. » Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”. Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. » Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains. Il repartit de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où, au début, Jean baptisait ; et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Et là, beaucoup crurent en lui.

      LECTIO 1
      vendredi 18 mars 2016 : Livre de Jérémie 20,10-13.

      Moi, Jérémie, j’entends les calomnies de la foule : « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer, celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. » Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent : « Peut-être se laissera-t-il séduire… Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche ! » Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable. Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause. Chantez le Seigneur, louez le Seigneur : il a délivré le malheureux de la main des méchants.

      PSALMUS
      vendredi 18 mars 2016 : Psaume 18(17),2-3.4.5-6.7.

      Je t'aime, Seigneur, ma force : Seigneur, mon roc, ma forteresse, Dieu mon libérateur, le rocher qui m'abrite, mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire ! Louange à Dieu ! Quand je fais appel au Seigneur, je suis sauvé de tous mes ennemis. Les liens de la mort m'entouraient, le torrent fatal m'épouvantait ; des liens infernaux m'étreignaient : j'étais pris aux pièges de la mort. Dans mon angoisse, j'appelai le Seigneur ; vers mon Dieu, je lançai un cri ; de son temple il entend ma voix : mon cri parvient à ses oreilles.





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