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Diocèse de Valence

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Méditation du vendredi 19 février à télécharger
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    Vendredi 19 février

    Cette semaine c’est Christianne et Patrick VILLETTE, de Chrétiens Ensemble, qui nous accompagnent dans cette Pause carême.


       

    Méditation

    Le texte proposé à notre méditation aujourd’hui se trouve dans le livre d’Ezéchiel au chapitre 18 les versets 21 à 28. Les habitants de Jérusalem ont été déportés à Babylone par les armées de Nabuchodonosor, en 597 av. J.C. Ils ont vécu toutes les atrocités d’une guerre, et maintenant, à Babylone, loin du pays, la fameuse Terre Promise, qui devait ruisseler de lait et de miel, disait-on... loin de Jérusalem détruite, loin du Temple saccagé, ayant tout perdu, la tentation est grande de se révolter contre Dieu ; les exilés se plaignent et disent (verset 25) « La conduite du SEIGNEUR n’est pas la bonne », ce que nous pourrions traduire par : « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu pour mériter une telle punition ? » Voilà dans quel contexte Ezéchiel prend la parole. Et il nous offre tout une méditation sur la justice de Dieu que nous pourrions résumer en quatre points :

    - Le premier point, c’est que personne n’est jamais puni pour la faute d’un autre : au verset 21 « Si le méchant se détourne de sa méchanceté, s’il se met à pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Parce qu’il a ouvert les yeux, parce qu’il s’est détourné de ses fautes, il ne mourra pas, il vivra ». C’est de sa méchanceté dont il est question et non pas d’un malheureux héritage. Chacun est donc rétribué pour sa propre conduite. Évidemment, plus tard, en particulier dans le livre de Job dont nous avons parlé avant hier, on découvrira qu’il ne s’agit nullement de rétribution et qu’on ne paie jamais rien, ni pour d’autres, ni pour soi-même...parce que Dieu ne punit jamais !

    - Le deuxième point, c’est qu’un avenir est toujours possible, que rien n’est jamais définitivement joué. C’est là un point capital pour nous encore aujourd’hui. Car effectivement, tant qu’on croit que tout est joué d’avance, on est tenté de s’abandonner au désespoir. Or, tout au long de ce chapitre 18, Ezéchiel revient plusieurs fois sur ce thème : il est toujours temps de changer de conduite, de « faire demi-tour ». Notons d’ailleurs que la conversion se traduit immanquablement dans la conduite à l’égard des autres : pour le méchant, se détourner de sa méchanceté, c’est se mettre à pratiquer le droit et la justice.

    - Le troisième point est la suite logique du précédent : c’est un appel à la conversion. Le dernier verset de ce chapitre d’Ezéchiel, c’est « Je ne prends plaisir à la mort de personne, convertissez-vous, et vivez ! » Notre Dieu ne désire que cela pour nous : la vie en abondance. En effet, la conversion mène à la vie éternelle. Nous chrétiens, avons-nous bien conscience de ce don de Dieu ? En Christ, la mort est vaincue et en nous aussi, si nous revenons au Seigneur.

    - Le dernier point enfin, c’est que même dans le malheur, la relation à Dieu est toujours possible. Ezéchiel parle beaucoup de vie et de mort. Mais il vise autre chose que la vie et la mort physiques. Les exilés étaient dans une situation de non vie, privés de tout et en particulier la pratique de leur foi,.. Ezéchiel ne leur promet pas tout de suite le retour, mais il leur dit qu’il est toujours possible de vivre cette relation intime avec Dieu.

    Le psaume du jour (129), souvent nommé par ses premiers mots latins, « De profundis » nous dit même que, si nous ne pouvons plus vivre cette intimité avec Dieu, un appel au secours vers Lui est toujours possible. Même si, comme c’est le cas dans ce psaume, c’est le psalmiste lui-même qui est responsable des profondeurs du mal dans lequel il se trouve. Dieu se laisse toucher par la détresse de sa créature parce que son alliance est placée sous le signe de l’amour et que c’est près de Lui que se trouve le pardon qui permet le retour à une nouvelle vie.
    Si nous sommes accablés par nos péchés, par les épreuves ou par les souffrances, ce psaume nous invite à ne pas se laisser abattre devant le mal ou la mort, devant les « ratés » de la vie. Nous pouvons, comme le psalmiste être conscients de nos torts, mais soyons encore plus conscients de la miséricorde de Dieu et animés par la certitude que près de Lui, abonde le rachat.

    Et pour cette journée, gardons ce verset d’Ezéchiel « Je ne prends plaisir à la mort de personne, -parole du Seigneur- convertissez-vous, et vivez ! » point d’exclamation !


      TEXTES DU JOUR
    • LECTIO 1
      vendredi 19 février 2016 : Livre d’Ézéchiel 18,21-28.

      Ainsi parle le Seigneur Dieu : Si le méchant se détourne de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe tous mes décrets, s’il pratique le droit et la justice, c’est certain, il vivra, il ne mourra pas. On ne se souviendra d’aucun des crimes qu’il a commis, il vivra à cause de la justice qu’il a pratiquée. Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant – oracle du Seigneur Dieu –, et non pas plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive ? Mais le juste, s’il se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations du méchant, il le ferait et il vivrait ? Toute la justice qu’il avait pratiquée, on ne s’en souviendra plus : à cause de son infidélité et de son péché, il mourra ! Et pourtant vous dites : “La conduite du Seigneur n’est pas la bonne”. Écoutez donc, fils d’Israël : est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ? Si le juste se détourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet état, c’est à cause de son mal qu’il mourra. Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Il a ouvert les yeux et s’est détourné de ses crimes. C’est certain, il vivra, il ne mourra pas.

      PSALMUS
      vendredi 19 février 2016 : Psaume 130(129),1-2.3-4.5-6ab.7bc-8.

      Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel ! Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière ! Si tu retiens les fautes, Seigneur Seigneur, qui subsistera ? Mais près de toi se trouve le pardon pour que l'homme te craigne. J'espère le Seigneur de toute mon âme ; je l'espère, et j'attends sa parole. Mon âme attend le Seigneur plus qu'un veilleur ne guette l'aurore. Plus qu'un veilleur ne guette l'aurore, attends le Seigneur, Israël. Oui, près du Seigneur, est l'amour ; près de lui, abonde le rachat. Oui, près du Seigneur, est l'amour ; près de lui, abonde le rachat. C'est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.

      LECTIO 2
      vendredi 19 février 2016 :

      EVANGELIUM
      vendredi 19 février 2016 : Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,20-26.

      En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »





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