Aujourd'hui 10 novembre nous fêtons : Saint Léon le Grand - Pape (45 ème) de 440 à (...)

Diocèse de Valence

[ documents ]
La méditation du vendredi 26 février à télécharger
[ Commentaire audio ]
  • Ecoutez Sébastien DUMONT
  • Facebook
      Vous aimez cet article?
      Partagez le.


      Vous aimez ce site, dites le sur Facebook !
    Vendredi 26 février

    Cette semaine c’est Sébastien DUMONT de l’observatoire Diocésain des Réalités Écologiques, d’ Oeko-Logia, et du service diocésain de l’œcuménisme qui nous accompagne dans cette Pause carême.


       

    Méditation

    Nous revenons aujourd’hui à l’Evangile selon Saint Mathieu. Jésus est à Jérusalem désormais. Il s’adresse aux grands prêtres et aux anciens du peuple avec cette parabole.
    Il s’agit d’un homme qui est propriétaire d’une vigne. Le soin qu’il y apporte avant de partir, la fabrication d’un pressoir par exemple, montre qu’il en attend du fruit. Cette vigne est louée à des vignerons. Il y a donc naturellement le paiement d’un fermage. Mais les vignerons veulent tout garder pour eux. Le conflit porte sur le partage des fruits de la vigne.
    Par deux fois, le maître envoya des serviteurs, et par deux fois ceux-ci subirent la violence des vignerons et furent tués. Si le maître décida alors d’envoyer son fils seul, c’est car il espère la fin de la violence. Il se soucie moins de récupérer son dû que de rétablir une relation avec ses locataires. L’envoi de ce fils peut être regardé comme une démarche de réconciliation ultime de la part du propriétaire. Les vignerons font alors preuve d’un calcul irrationnel, puisque le meurtre du fils ne leur permettra pas d’accéder à l’héritage de toute façon. Il y a là comme un enfermement dans la violence meurtrière motivé par le gain mais irrationnel quant au but. Tout est bon pour tuer. Il n’y a pas de limite à cette violence qui veut tout posséder, même si elle est inefficace. Ce déferlement de violence sans limite n’est pas sans rappeler ce que dit le pape François dans Laudato Si au §105 :
    « L’être humain n’est pas pleinement autonome. Sa liberté est affectée quand elle se livre aux forces aveugles de l’inconscient, des nécessités immédiates, de l’égoïsme, de la violence. En ce sens, l’homme est nu, exposé à son propre pouvoir toujours grandissant, sans avoir les éléments pour le contrôler. Il peut disposer de mécanismes superficiels, mais nous pouvons affirmer qu’il lui manque aujourd’hui une éthique solide, une culture et une spiritualité qui le limitent réellement et le contiennent dans une abnégation lucide. »
    Le thème de la pierre rejetée issu du Psaume 118 peut être entendu alors comme la proposition aux vignerons de la part de Jésus d’une spiritualité qui permette de prendre conscience que les forces aveugles de la violence sont vaines et qu’il faut entrer dans une abnégation lucide à l’image de Jésus, qui donne sa vie librement.
    Avec ces versets tirés du Psaume, la dimension allégorique de la parabole apparait clairement. Jésus est identifié au fils du propriétaire et à cette pierre d’angle. Jésus en faisant appel aux Ecritures, montre que son rejet va se transformer en le triomphe de la résurrection. En cela ce texte du psaume prolonge la parabole qui ne parle pas de résurrection.
    Le verset 34 de l’Evangile, « quand arriva le temps des fruits » peut être ainsi entendu comme un appel à la conversion : le temps du salut approche et chez Mathieu, produire du fruit, c’est avoir une foi en acte.
    On peut noter aussi que le fils est emmené et tué hors de la vigne, comme Jésus le sera hors de Jérusalem.
    Pour finir, si l’on compare les versets 41 et 43, pour identifier les termes de l’allégorie dans la parabole, la vigne c’est le Royaume de Dieu et non Israël, qui ne peut être donné. Israël reste Israël. La vigne est enlevée aux vignerons, que sont les grands prêtres et les anciens du peuple, et donnée à une nation qui produira du fruit. L’identification de cette nation n’est pas évidente, mais ce que l’on peut retenir, c’est que la vigne n’est plus louée, qu’elle est donnée à cette nation, car ce qui était en jeu avec la vigne, ce n’était pas tellement le partage du fruit, mais la production de fruits, la relation entre le maître et les vignerons, et la fin de la violence. Et désormais seule la mort et la résurrection de Jésus peut neutraliser cette violence.


      TEXTES DU JOUR
    • LECTIO 1
      vendredi 26 février 2016 : Livre de la Genèse 37,3-4.12-13a.17b-28.

      Israël, c’est-à-dire Jacob, aimait Joseph plus que tous ses autres enfants, parce qu’il était le fils de sa vieillesse, et il lui fit faire une tunique de grand prix. En voyant qu’il leur préférait Joseph, ses autres fils se mirent à détester celui-ci, et ils ne pouvaient plus lui parler sans hostilité. Les frères de Joseph étaient allés à Sichem faire paître le troupeau de leur père. Israël dit à Joseph : « Tes frères ne gardent-ils pas le troupeau à Sichem ? Va donc les trouver de ma part ! » Il répondit : « Me voici. » L’homme dit : « Ils sont partis d’ici, et je les ai entendu dire : “Allons à Dotane !” » Joseph continua donc à chercher ses frères et les trouva à Dotane. Ceux-ci l’aperçurent de loin et, avant qu’il arrive près d’eux, ils complotèrent de le faire mourir. Ils se dirent l’un à l’autre : « Voici l’expert en songes qui arrive ! C’est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes. Nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré, et on verra ce que voulaient dire ses songes ! » Mais Roubène les entendit, et voulut le sauver de leurs mains. Il leur dit : « Ne touchons pas à sa vie. » Et il ajouta : « Ne répandez pas son sang : jetez-le dans cette citerne du désert, mais ne portez pas la main sur lui. » Il voulait le sauver de leurs mains et le ramener à son père. Dès que Joseph eut rejoint ses frères, ils le dépouillèrent de sa tunique, la tunique de grand prix qu’il portait, ils se saisirent de lui et le jetèrent dans la citerne, qui était vide et sans eau. Ils s’assirent ensuite pour manger. En levant les yeux, ils virent une caravane d’Ismaélites qui venait de Galaad. Leurs chameaux étaient chargés d’aromates, de baume et de myrrhe qu’ils allaient livrer en Égypte. Alors Juda dit à ses frères : « Quel profit aurions-nous à tuer notre frère et à dissimuler sa mort ? Vendons-le plutôt aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il est notre frère, notre propre chair. » Ses frères l’écoutèrent. Des marchands madianites qui passaient par là retirèrent Joseph de la citerne, ils le vendirent pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites, et ceux-ci l’emmenèrent en Égypte.

      PSALMUS
      vendredi 26 février 2016 : Psaume 105(104),4a.5a.6.16-17.18-19.20-21.

      Cherchez le Seigneur et sa puissance, recherchez sans trêve sa face. souvenez-vous des merveilles qu'il a faites, de ses prodiges, des jugements qu'il prononça. vous, la race d'Abraham son serviteur, les fils de Jacob, qu'il a choisis. Il appela sur le pays la famine, le privant de toute ressource. Mais devant eux il envoya un homme, Joseph, qui fut vendu comme esclave. On lui met aux pieds des entraves, on lui passe des fers au cou ; il souffrait pour la parole du Seigneur, jusqu'au jour où s'accomplit sa prédiction. Le roi ordonne qu'il soit relâché, le maître des peuples, qu'il soit libéré. Il fait de lui le chef de sa maison, le maître de tous ses biens.

      LECTIO 2
      vendredi 26 février 2016 :

      EVANGELIUM
      vendredi 26 février 2016 : Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 21,33-43.45-46.

      En ce temps-là,  Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez une autre parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. » En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux. Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.





                    Hébergement: C.E.F | Suivre la vie du site RSS 2.0 | SPIP