Aujourd'hui 30 novembre nous fêtons : Saint André - Apôtre et martyr (✝ 62)

Diocèse de Valence

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    Vendredi 3 mars 2017

    Cette semaine c’est le père Bernard JOBERT, curé de la paroisse Sainte-Jalle-sur-Rhône, qui nous accompagne.



    Saint Guénolé
    Fondateur de l’abbaye de Landévennec (✝ 504)

       

    Commentaire

    Méditation du vendredi 3 mars :

    À une époque, le Carême commençait le premier dimanche, et c’étaient les grands pécheurs qui commençaient le mercredi précédent. Et pour tous le Carême était strict ! Actuellement, la tentation serait plutôt de ne pas trop en faire. Au contraire, nous savons que Dieu nous demande ce qui est bon pour nous, et qu’il nous encourage à ces gestes pour notre conversion : davantage de prière, de partage avec les pauvres, et aussi de jeûne : c’est bon d’arracher de notre cœur ce qui l’étouffe, pour vivre mieux ce chemin de bonheur. Alors l’Évangile d’aujourd’hui est un peu surprenant : « En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? ».
    Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront. » (Matthieu 9,14-15).

    Oui, nous ne sommes pas des maniaques de techniques, et encore moins d’obligations. Jésus ne dit pas « obligé ! », il dit « si tu veux ». Ça peut choquer ceux qui promeuvent un ramadan strict. Mais pour avoir vécu ces trois dernières années en Algérie, je peux témoigner que c’est amusant de dire dans les discussions avec des amis musulmans « Dieu t’a fait libre », et de voir leur réaction : ils savent que c’est vrai, et ils sont souvent fascinés par ce Jésus qu’ils connaissent bien au-delà du peu que le Coran leur dit.

    Alors décidons-nous face à eux, face aussi au double défi d’aujourd’hui : certains qui ont baissé les bras devant tout effort du corps et qui s’engraissent et se ramollissent, d’autres qui voudraient revenir à un rigorisme étroit. Pour préparer la joie des Noces, la victoire de Pâques, nous ressentons le manque, et notre proximité avec ceux qui en ont tellement besoin, nos frères qui ont faim. Ce vendredi, posons des gestes de renoncement, pas pour faire illusion, mais pour répondre à ce Jésus qui nous aide à nous désencombrer pour nous faire tendre à sa lumière.

    P. Bernard JOBERT

    Première lecture

    Lecture du livre du prophète Isaïe

    Ainsi parle le Seigneur Dieu :
    Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas !
    Que s’élève ta voix comme le cor !
    Dénonce à mon peuple sa révolte,
    à la maison de Jacob ses péchés.
    Ils viennent me consulter jour après jour,
    ils veulent connaître mes chemins.
    Comme une nation qui pratiquerait la justice
    et n’abandonnerait pas le droit de son Dieu,
    ils me demandent des ordonnances justes,
    ils voudraient que Dieu soit proche :
    « Quand nous jeûnons,
    pourquoi ne le vois-tu pas ?
    Quand nous faisons pénitence,
    pourquoi ne le sais-tu pas ? »
    Oui, mais le jour où vous jeûnez,
    vous savez bien faire vos affaires,
    et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous.
    Votre jeûne se passe en disputes et querelles,
    en coups de poing sauvages.
    Ce n’est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd’hui
    que vous ferez entendre là-haut votre voix.
    Est-ce là le jeûne qui me plaît,
    un jour où l’homme se rabaisse ?
    S’agit-il de courber la tête comme un roseau,
    de coucher sur le sac et la cendre ?
    Appelles-tu cela un jeûne,
    un jour agréable au Seigneur ?

    Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci :
    faire tomber les chaînes injustes,
    délier les attaches du joug,
    rendre la liberté aux opprimés,
    briser tous les jougs ?
    N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim,
    accueillir chez toi les pauvres sans abri,
    couvrir celui que tu verras sans vêtement,
    ne pas te dérober à ton semblable ?
    Alors ta lumière jaillira comme l’aurore,
    et tes forces reviendront vite.
    Devant toi marchera ta justice,
    et la gloire du Seigneur fermera la marche.
    Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ;
    si tu cries, il dira : « Me voici. »

    Psaume

    Psaume (50 (51), 3-4, 5-6ab, 18-19)

    R/ Tu ne repousses pas, ô mon Dieu,
    un cœur brisé et broyé. (50, 19b)

    Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
    selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
    Lave-moi tout entier de ma faute,
    purifie-moi de mon offense.

    Oui, je connais mon péché,
    ma faute est toujours devant moi.
    Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
    ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

    Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
    tu n’acceptes pas d’holocauste.
    Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
    tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

    Évangile

    « Des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront »

    Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant.
    Gloire à toi, Seigneur.
    Cherchez le bien, non le mal, afin de vivre. Ainsi le Seigneur sera avec vous.
    Gloire au Christ,
    Sagesse éternelle du Dieu vivant.
    Gloire à toi, Seigneur.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9, 14-15

    En ce temps-là,
    les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus
    en disant :
    « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons,
    tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
    Jésus leur répondit :
    « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil
    pendant le temps où l’Époux est avec eux ?
    Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ;
    alors ils jeûneront. »


    - Lecture du livre du prophète Isaïe
    - Psaume (50 (51), 3-4, 5-6ab, 18-19)
    - Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9, 14-15





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